Lose my lifebook

Lose my lifebook
Nous sommes dimanche,aujourd'hui. Je ne cesse de penser à hier soir. Ce baiser,ce doux baiser, si bon que s'en ai angélique. J'écris, je ne fais que ça,peut-être parce que l'odeur du papier chaud,collé contre ma paume lorsque l'encre forme des mots qui décrivent comme ils peuvent mes sentiments indescriptibles,incompréhensible et parfois inexistant, me comble,me redonne vie.
- A table!crie ma mère.

Je pose
mon carnet sur mon lit.


נє ¢яσιš qυє ¢'єšт ℓà σù тσυт à ¢σммєи¢єя.


Je descend
et les rejoins à table. Ma mère me sert,tandis que mon père dépose son journal afin de s'adresser à moi.
- Tu sais que Mercredi,nous irons chercher les affaires de ta soeur:du moins quelques unes...

J'avais complétment o
ublier.
- ah oui? Ca m'était sorti de la tête. Et qu'allons-nous prendre au juste.

- Nous verrons sur plac
e ma chérie,mais je tiens à ce que tu viennes. Il y aura peut-être des choses que tu voudras récupérer,des choses qui...

- Papa!Je verrais...okay?


Un silence s'i
nstalle. Je leur en veux car j'ai l'impression qu'ils ne sont pas aussi marquer que moi par ta disparition Elane. Maman pleurait durant un mois,puis elle s'est résigné et maintenant elle sourit à la vie. Je trouve ça hypocrite ,trop facile,certains diront qu'il faut tourner la page...moi je trouve cela hypocrite. C'est la solution de facilité. Si je souffre autant comment se fait-il que je sois la seule,la plus touchée. Maman monte à l'étage ranhger le bac à linge. J'aide papa à faire la vaisselle. Mon portable sonne dans ma chambre. Je cours le prendre et décroche:
- Allô?

- e
t ben,t'as lair joyeuse,toi!

Je reconnais cette voix.
- Salut Michael.

- Ca ne va pas?

- Juste un peu...déprimée,mais ça va ne t'en fais pas.


- Je t'ap
elle pour savoir si je pouvais venir te chercher:je t'amène quelque part...

- Où?


- Surprise...Alors t'es disponible?

- Ouai,d'ac
cord. Passe me chercher maintenant.

- Okay a+.

- A tout!

Je raccroche
. J'ose pas lui dire "je t'aime " au téléphone. Pourquoi suis-je encore gênée?Vingt minutes plus tard, j'entends le moteur de sa voiture. Je descends et me précipite dehors:
- Où vas-tu?demande mon père.

-
Je vais me promener avec un copain. Ca va me changer les idées.


il me sourit
puis je m'en vais. Une belle décapotable noire siège devant ma maison. Michael est assis sur le capo. quand il me voit, il m'embrasse en 2 secondes. Je le serre contre moi,tout en l'embrassant:
- Jolie voiture,dis-je.

- Merci,je viens de l'avoir pa
r mon père. Vas-y monte.


Nous nous
installons dans le véhicule puis il démarre. nous roulons pendant une heure,les cheveux dans le vent,je me laisse bercer par le doux bruit du moteur,ainsi que le sifflement du vent à mes oreilles. Nous arrivons enfin sur une plage magnifique.
- Ouah,c'est géniale comme endroit...m'écriais-je.

- Je savais que ca te plairais.

Nous nous allongeons sur la
sable et contemplons le ciel,avec pour fond sonore le bruit des vagues...Je ferme les yeux un nstant tandis que lui m'admire:
- Tu sais ce car
net où tu écri sans arrêt,c'est un journal intime?


Je me redresse et l
ui dis:
- On peut dire ça,comme ça mais moi je dis juste un carnet.

-
Qu'est-ce que tu écris dedans?

- Des choses...

-quoi par e
xemple?


je
lui souris,amusé par son envie de me découvrir,de découvrir la petite Ruth James et son coeur d'adolescente déprimé et à fleur de peau,sensible à n'importe quelle sensation qui soit en ce monde et enfin,attentive à la moindre parcelle de l'univers:le détail des choses.Je me rapproche de lui:
- Mes émotions,mes sensations,mes joies,mes peines, mes pleurs...tout cela je l'écris dans ce carnet.

- On
dirait que ce carnet te résume. C'est un peu toi quoi...

- Oui,c'est ça,dis-je satifaite de son analyse. Et
toi ? parle moi de tes secrets Michael...ta famille,tes envies,tes peines,tes amours.Raconte-moi...


Il rit
un moment et m'embrasse,puis me raconte:
- Par où commencer? Ma famille:Mes parents sont divorcés et se haissent comme la peste. Ils essayent de combler leur séparation en m'offrant tout ce que je veux.Mon père s'est remis avec une autre femme qi habite depuis 2 ans chez nous. Je l'aime bien comme belle-mère,elle est gentille et me considère comme son fils mais malgré tout elle n'est pas ma mère...Longtemps,je me suis dit que c'était à cause de moi qu'ils s'étaient séparés.Enfn bref,sur le plan familial ma vie est un cahotique,je compense cela par le lycée:mes potes et ma petite amie.Au lycée,je donne l'image d'un mec au summum mais personne ne me connais vraiment...

- Alors qui es-tu Michael?

-...un
jeune homme qui adore le basket, la littérature.Qui aime les choses simple comme dormir à la belle étoile sur la plage,boire un chocolat chaud avec 2 chamalots dedans, au coin du feu,passer du temps avec sa petite amie...Je ne suis pas superficiel,mais les gens sont tellement aveugler par ma richesse que pour eux,je suis un pourri gâté. Jusqu'à présent,je me suis toujours lasser de cette vie jusqu'à....toi.

- Moi?

- Oui,j'avais jam
ais une fille comme toi, Dès la rentrée quand je t'ai aperçu. Tu ne cherchais pas à te montrer ou à trouver absolument des ami(e)s. Tu t'es juste assise sur un banc ,sortant de ton sac un carnet sur lequel tu commençais à écrire.Tu semblais plonger dedans,apaiser lorsque ton stylo bougeais sur ta feuille. Tu étais simple. Pour la première fois,j'ai eu l'impression que quelqu'un pouvait être comme moi et me comprendre. Tu n'es pas une fille ordinaire Ruth. Pour moi,tu es une fille incroyable...

- mais je ne suis pas de ces filles qui se mett
ent du maquillage,ou qui s'habille joliement...

- Je l
e sais,et c'est ce que j'aime chez toi. T'en as pas besoin.Ruth...

- Oui?

- Tu me diras un jour qui tu es?


J'hésite avant de répondre et baisse les yeux:mais enf
in,personne ne me connais vraiment à part ce carnet que je détiens depuis 2 ans.Je caresse du bout de mes doigts ses lèvres et lui réponds:
- Un jour,oui...

Il est
apaisé par cette réponse et m'enlace dans ses bras.

le soir,en rentrant chez moi

Nous nous quittons sur le
trotoir devant ma maison,échangeons timidement mais tendrement des "je t'aime",puis un baiser de quelques minutes pour enfin nous séparer. Je monte dans ma chambre,heureuse de cet après-midi,et m'empresse de prendre mon carnet. Tiens!il n'est pas sur le lit. Je suis de l'avoir poser là:je fouille sous mon coussin,mon lit,mes tiroirs du bureau,mon armoire,mon sac...ma chambre devient unvrai champ de bataille,la peur me vient au ventre,les larmes aux yeux,mes membres se crispent. Je ne le trouve pas. Mon carnet,ma vie....

*°נє ℓ'αι ρєя∂υ...°*

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