Le vent du trouble...

Le vent du trouble...


Ma cousine est repartie chez elle entre temps. Cela fait 2 semaines, que Michael ne m'adresse plus la parole mais je n'ai plus de larmes pour pleurer en pensant à une éventuelle et cruelle rupture. Je n'ai plus de larmes Elane, tu me les a prise lorsque tu es parti. Mais maintenant,mes yeux n'ont que des fonds de larmes éteintes qui me servent à illustrer le peu de tristesse qui me reste dans mon coeur attristé.
Je sors de mes pensées quand je me met à entendre les échos de la réalité qui me lie à ce monde où tu n'es plus, ce n'est que maintenent que je me rend compte du visage bouleversé qui se présente devant moi:
- Ruth,il faut que je te parle..dit Evey su un ton désemparé.

- Okay
,dis-je perplxe,mais qu'est-ce qu'il y a?

- Pas ici,chuchote-t-elle.


Elle m'entraîne dans les toilette
s afin que nous discutions secrètement et après avoir regarder si les cabines sont vides,elle verouille la porte. Je commence à craindre ce qui va suivre, un mauvais présentiments m'envahit. ell se tourne vers moi lorsque que ses yeux deviennent humides:
- Je....je...

Les mo
ts ne lui viennent pas. je la prend dans mes bras et nous nous asseyons le long du mur:
- Quand...quand tu es allé à ce fameux concert, je devais réviser avec Jason les examen de ces temps-ci. Je pensais qu'on aurait pu en profiter pour parler et....ce fut le cas. Il a dit qu'il m'aime vraiment et qu'il tenait moi mais il voulait savoir ce que j'éprouvais: je l'ai embrassé et...nous avons...

Un silence s'install
e. Je lui fais signe que je comprend et l'invite à continuer:
- Bref,cela fait 2 semaines qu'on est ensemble mais depuis quelques jours j'ai remarqué que mon cycle est en retard. Je ne me doutais de rien car c'est fréquent chez moi mais là je commence vraiment à m'inquiéter et je suis malade. Je crois que...

- Evey tu es...

- Laisse-moi finir
,poursuit-elle à chaud de larmes, j'ai acheté un test de grossesse et...


Mon coeur se met à battre. Ell
e détourne son regard du mien,la culpabilité la prend et c'est le coeur meutri et apeuré qu'elle déclare:
- Ruth,je suis enceinte...

Cett
e phrase résonne comme une bille qu'on lâche au fond d'un verre. Ce bruit aigüe qui vous titille aux oreilles, comme un écho mais ce n'est que le bruit du vide qui vous apelle,le bruit de l'oubli et surtout de l'inexistance. Je ne sais quoi répondre. Je suis choquée. Je balbuties quelques onomatopées mais son regard d'espoir me tiraille et me force à reprendre mes esprits:
- Bon, calme-toi Evey ,d'accord...

- mo
ui...dit-elle en pleurant.

- Hum..
.est-ce que...il sait que tu es ...

- non,me coupe-t-elle,il ne sait rien et je ne veux pas lui dire.

- mais il doit savoir Evey, il est aussi responsable que toi.

- NON!
Ruth je te l'ai dit parce que tu es ma meilleure amie mais ne le répète à personne Okay?

- D'accord mais tu devrais lui en parler...Evey, tu ne pourras pas surmonter ça toute seule. Est-ce que tu voudrais...garder ce bébé?

- No
n, bien sûr que non, il en est hors de question. Je ne veux pas bousiller ma scolarité et je ne veux pas me retrouver dans une autre famille que la mienne,proteste-t-elle.

-
Bon, voilà ce que tu vas faire, tu vas prendre rendez-vous chez un médecin que je connais bien. C'est une femme qui a souvent rencontré ce cas par contre...

- Quoi?
m'interroge Evey.

- il f
aut la signature de tes parents où alors de quelqu'un que tu connais bien et il faut qu'une personne soit avec toi ce jour là.Comment tu comptes obtenir cette signature?

- J'
en sais rien, Ruth,tout va si vite...Je suis complétement pommé et il faut déjà que je songe à des papiers d'avortement. Je ne sais pas Ruth,je....je ne suis pas prête.


Je l
ui sere la main et elle relève la tête en séchant ses larmes:
- Evey, je suis là okay? Je serais toujours là pour toi...alors ne t'inquiètes pas on va trouver une solution.

Nous nous enlacons comme des soeurs. La sonnerie retentit. nous sortons de cet endroit et nous nous séparons vers des chemins différent alors que je rejoins ma classe, je croise Michael. Il est à son casier. Bien que ma peur m'empêche de dire un mot,je m'approche de lui et lui dit:
- Tu comptes m'ignorer encore longtemps ?

Il me
regarde et répond:
- Faut que j'aille en cours.

- a
lors c'est clair, c'est vraiment comme ça que tu veux que ça soit. Je t'ai dit que j'étais désolé...

-
et tu m'as dit aussi que cette soirée serait un moment inoubliables.


Je me tais en baissant les yeux. Son regard glacial me fixe.
- Je dois y aller,achève-t-il comme un coup de poignard qui s'abbat sur moi.

Il s'éloigne ta
ndis que je pars de mon côté.

A la sortie des cours

- Ruth!!Ruth!!!

Je marche sur un trotoir quan
d me rejoins Jason.
- Oh,salut Jason...dis-je surprise.

- Salut,
je voulais savoir:est-ce que Evey aurais parler d'un truc que j'aurais fait? Une chose mal?

- non,p
ourquoi ?

- Elle est distante ave
c moi, et pourtant je ne comprends pas...ça commençait bien. A croire qu'il y a toujours un truc qui....

- Jason,l'interrompais-je, n
e t'inquiète pas. Evey vit des trucs en ce moment dont elle n'a pas très envie de parler. C'est...c'est familiale mais je n'en sais pas plus. Pour l'instant tu devrais ne pas trop la troubler. Evey t'aimes Jason alors stresses pas,le rassurais-je.


Il me sourit malgré
tout et me remercie avant de rebrousser chemin.
Pardonne moi de te
mentir Jason, mais je l'ai promis à Evey.

J'écris dans mon carnet,
qui va bientôt se finir:quand il se terminera je le relirais en entier,je ne sais pas ce que j'en ferais mais je préfère ne pas y penser. Je suis perdu Elane, tout s'effond autour de moi et pourtant je tiens debout. Je voudrais disparaître en ce moment même. Tant de choses qui me préoccupe et je n'arrive pas à voir le bout. J'écris aujourd'hui à côté de toi,j'ai pris le bus pour venir ici, dans ce cimetière pourtant ensoleillé illuminé par le couché du soleil qui tu aimais peindre sur ta toile armé de ton pinceau en main et d'une palette de l'autre. Les couleurs reflétaient tes humeurs et le bleu montrait toujours ta douceur. Tu me disais souvent:"un jour j'irais au Japon". Je te demandais pourquoi et tu m'avais répondu: "Car le pays du soleil levant doit posséder le plus beau des couchés de soleil du monde et j'aimerai le peindre de mes mains pour ressentir toute la beauté de cet univers..."Cette phrase était si belle lorsqu'elle sortait de ta bouche. tu n'avais que 16 ans, tout comme moi aujourd'hui, et pourtant tu rêvais déjà de partir. Je n'ai jamais su si ce soleil signifiait la fin ou l'avenir de ta vie. Je ne le sais toujours pas d'ailleurs. Mais je suis ici, assise au côté de ta tombe...

Assise à tes côtés...


...comme un soleil qui se couche.

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