Delete me/Regard meurtrier

delete me/Regard meurtrier

*°ρєя∂υ°*

*°ρєя∂υ°*



*°ρєя∂υ°*



1heure du mati
n...


Cernes g
rises,larmes sèches sur mes joues pâles. Je n'ai plus de voix,j'ai trop crirer. Mon carnet,perdu...impossible. Deux ans d'écriture,toute ma vie durant 2 ans,toutes mes pensées,mon intimité inscrits dans ces pages ont disparu. Ma vie a disparu,la seule chose qui me reste de toi.Ma chambre est chamboulée,les rayons de l'aurore traverse le verre de ma fenêtre. La chaleur de ces rayons me laissent pour la première indifférente. Je regarde dans le vide essayant de me remémorer le moment où j'ai quitté cette chambre.

συ נ'
αι qυιттé мα νιє...

En cours:

Je
suis en cours d'Art plastique. Tu te souviens de ce sujet sur le sentiment que mon prof nous a donné,et bien je l'exprime sur cette toile. Rouge,noir,gris,mauve,sont les couleurs qui dominent ce dessin:entre encre de chine perçante,fusain grossier et crayon de papier pitoyable,le tout reflété par un marqueur noir imposant me donne le résultat que j'attendais. Quelques larmes coulent sur la feuille. je ne les essuie pas,le professeur ne se rendra même pas compte que ces tâches pâles et humides apartiennent à la perte d'une vie sans visage. Je n'ai pas dormi. Ma tête est morte. La sonnerie retentit et comme un automate,je viens au bureau de l'enseignant lui rendre un sujet et ne prend pas la peine de savoir son opinion:rien ne m'importe pour l'instant que la perte de la chose la plus précieuse que je puisse avoir: mon carnet.

∂éƒ
:¢αнιєя ∂є ρєтιт ƒσямαт šυя ℓєqυєℓ σи ¢σиšιğиє ∂єš яєиšєιğиємєитš.

C'est
la définition de "carnet" est aussi pitoyable,absurde et surtout banale alors ce que j'ai perdu n'est pas un carnet...Je range mes affaires dans mon casier,laissant tomber un de mes ouvrages,lorsqu'un individu me le ramasse. Le visage de cette personne se redresse pour se mettre face à moi:Aaron.
- Dure journée?dit-il avec un sourire narquois.

Je ne lui
réponds pas et reprend le livre de ses mains sans le remercier.
- Tu pourrais dire merci...dis donc c'est moi ou tu as une tête de déterré?
Je l'empoigne
par le col et le plaque contre le mur,puis j'enchaine avec un coup de poing dans le visage. Il saigne du nez,je reprend mon sac et pars sans un mot devant la foule choq,entendant ses plaintes comme:
"Pauvre conne!!T'es malade!!!Va te faire soigner!!"

Arrivé
à la caféteria, je memet à une table seule. Je ne mange pas. Mes mains me démange car j'ai envie d'écrire. Ce ne sera plus pareil:une fois que je l'aurais retrouvé,car je le retrouverai,plusieurs sentiments manqueront à l'appel et ce ne sera plus le carnet de ma vie. Peu importe si j'écris sur une simple feuille pour recopier après le tout dans mon ouvrage:c'est le goût du "écrire au jour le jour" qui donne toute cette beauté,cette précision que j'aime...Je n'ose imaginer entre quelles mains se trouve -t-il.Evey et Jason,(qui est devenu notre pote) s'approche de moi,horrifié par le visage morbide que je tire:
- Hey! Qu'est-ce que t'as?s'écrie Evey.

-
...

- R
uth,t'as vu dans quel état tu es?me dit Jason posant sa main sur mon épaule.

- vous ne...pouvez pas comprendre,articulais-je péniblement après le long silenc que je tiens depuis ce matin.

-
Explique enfin !!!me dit Evey.

- J'ai pe
rdu mon....mon carnet. Il.;.il y avait tout dedans:ma vie,mes entiments,ce que je pense des autres, ma vie privé,ma famille,tout! Je ne le retrouve plus,impossible de mettre la main dessu:2 ans de ma vie sont dans ce carnet!!C'est la seule chose qui me reste de ma soeur!!

Ils s
e taisent ne sachant quoi répondre,et compatissent en silence.
- Tes parents? tu leur a demander si ils l'avaient vu?

- No
n jason,je suis r que...


C'e
st que j'eus un flash:ma mère doit être la dernre personne à l'avoir vu quand elle a remis mon linge dans ma chambre. Elle aurait pu voir mon carnet et le.....OH NON!!!

*passage de mon carnet:

נє ℓєυя єи νєυχ ¢αя נ'αι ℓ'ιмρяєššισи qυ'ιℓš иє šσит ραš αυššι мαяqυєя qυє мσι ραя тα ∂ιšραяιтισи єℓαиє. мαмαи ρℓєυяαιт ∂υяαит υи мσιš,ρυιš єℓℓє š'єšт яéšιğиé єт мαιитєиαит єℓℓє šσυяιт à ℓα νιє. נє тяσυνє çα нуρσ¢яιтє ,тяσρ ƒα¢ιℓє,¢єятαιиš ∂ιяσит qυ'ιℓ ƒαυт тσυяиєя ℓα ραğє...мσι נє тяσυνє ¢єℓα нуρσ¢яιтє. ¢'єšт ℓα šσℓυтισи ∂є ƒα¢ιℓιтé. šι נє šσυƒƒяє αυтαит ¢σммєит šє ƒαιт-ιℓ qυє נє šσιš ℓα šєυℓє,ℓα ρℓυš тσυ¢нéє.



- Quoi?dit Evey.

-
Oh merde!!Ecoutez,vous direz que j'ai eu un malaise et que j'ai dû rentrer chez moi,pareil pour Michael. je ne veux pas qu'il s'inquiète, okay?

- Okay,c
ompte sur nous,me dit jason avant que je l'ai quitte...

Malheu
reusement,je ne me doutais pas que quelqu'un nous écoutais,quelqu'un comme:Catherine.
Je cou
rs et sort de l'établissement. Je prend le premier bus qui passe et une fois à mon arrêt continue ma course. La voiture de maman est garée. Elle doit être là. Je rentre brusquement dans la maison,et trébuche dans l'escalier. Pas le temps de sentir la douleur,la rage et l'envie m'empêche de ralentir. J'arrive dans ma chambre qui a été ranger, puis vais dans la chambre de mes parents et là:
- Maman ?!!

Ell
e est assise sur le lit,mon carnet sur ses genoux pleurant légèrement. Elle se retourne vers moi et dit:
- je suis désolée,chérie.

- COMME
NT AS-TU PU !!!!Comment as-tu pu lire mon carnet?!!Comment t'as pu me faire ça!!!

- Je te voyais tant écrire et tu ne venais jamais te confier à moi...j'ai cru qu'en lisant ceci,je réussirais à te comprendre...tu ne m'as jamais dit que tu avais un petit ami.


So
udain je crie!!!!!De toutes mes forces,je fais une crise,je balaye tout ce qui a sur sa commode. Je fonce sur elle qui essaie de me retenir avec ses bras en pleurs. Je crie,je la hais,je veux la frapper. Elle m'a lu Elane,elle NOUS a lu,mon seul endroit où je te vois,et elle l'a lu. Elle essaie de me serrer dans ses bras mais je me débat et la rejette:enfin je me calme car j'ai du mal à respirer. Je reprend mon carnet et je lui lance le pire des regards qu'une mère puisse avoir de sa fille:je la regarde comme si je ne la connaissais pas. Je reprend ma respiration et marche difficilement. Elle me suit de peur que je tombe,et quand elle voit que je pars,elle me crit en pleurs:
- Ruth, reviens!!!!Je t'en supplie pardonne-moi!!!

Ces cr
is ressemblent à ceux de la fois où elle a vu ton corps inanimé. je m'en rapelle encore:ce n'étaient pas de simples cris,mais des cris d'une mère qui perdait son enfant. Elle sait maintenant qu'elle m'a perdu...

18h.

Il marche le regard préocupé. il ne m'a pas vu aujourd'hui,et l'excuse de Jason et Evey ne l'a pas convaincu. Il rentre chez lui quand il voit sur les marches de l'entrée:
- Ruth?!

Je r
elève la tête,mon carnet contre ma poitrine. Il se précipite vers moi et me prend dans ses bras. J'éclate en sanglots et lui dis que je ne savais pas où aller et que je suis désolé de ne lui avoir rien dit. Quelques minutes plus tard,après avoir pris une douche,il me passe un swit pour me couvrir. Assis sur son lit, il me regarde et m'écoute. Je lui explique tout ce qui s'est passé. Il n'en reviens pas:
- Je suis folle?demandais-je.Dis le franchement:je suis folle?

- non,tu ne l'es pas.

- Tu as peur de moi?

- non.

-
J'ai dégénéré?

Il sourit:
- ben la commode ne t'avais rien fait.

J
e ris doucement,puis le regarde et commence à pleurer.
- Tu penses que j'ai fait une erreur?

- Pardon
ne à ta mère. Certes elle n'avait pas le droit mais elle avait peur pour toi.

- J
e ne veux pas lui pardonner.

I
l ne dit rien. Je lui prend sa main:
- Tu restes avec moi?

I
l me sourit et m'embrasse langoureusement. Je me cale contre lui,entourant son cou par mes bras.Ses mains glissent sous mon swit, pendant que je déboutonne peu à peu sa chemise sans cesser de l'embrasser. Nous nous allongeons doucement sur son lit,enlevant nos habits qui nous étouffent pour finir nu l'un contre l'autre. C'est ma première fois.Je laisse échapper quelques soupirs silencieux de ce plaisir sensuel qu'il me donne,qu'il m'offre. il m'embrasse dans le cou toujours avec cette même douceur. J'ai de plus en plus chaud,ma respiration s'accélère,une larme s'échappe de mon oeil. Je n'ai pas mal,non,c'est agréable...j'ai l'impression qu'une des fissures qui couvrent mon coeur se referme peu à peu. Mes soupirs sont de plus en plus fort,entre des baisers et des caresses,sentant sa peau contre la mienne,ennivrer par son odeur charnelle...je ferme les yeux ressentant sa bouche palper ma peau.Puis nous nous endormons,enlacés,comme un enfant recroquevillé dans le ventre de sa mère avant de voir le jour.

Ses
parents ne sont pas là.Je me réveille avant lui,qui dort encore un peu. Je saisis un crayon qui traîne et commence à écrire. Tellement de sentiments se mélangent entre plaisr et déception,amour et haine,je ne sais par où commencer. Je me sens bien,apaisé,comme la fois où tu es allé dans ce champ avec Eitan,et que pour la première fois,il t'a dit je t'aime...tu me l'as raconté dans notre dernière conversation et je m'en souviens encore.J'ai envie de dire je t'aime...à tout le monde,car tout le monde en a besoin. Mon coeur le murmure ,c'est peut-être ça qui a réveillé Michael à cet instant qui me sourit en me voyant:
- Tu retrouves le plaisir d'écrire?

- Je
ne l'ai jamais perdu,dis-je en souriant. Tiens...

Je
lui tend l'ouvrage. Il est surpris et confus. il le saisit.
- Ruth je...

-
lis-le.Je veux que tu le lises.

- Pourqu
oi?

- Je me donne à toi toute entière en te demandant de le lire. Je veux que tu saches ce que je ressens à chaque secondes,que tu me connaisses. Lis-le s'il te plaît.


I
l me sourit et m'invite à m'allonger sur lui. Je le fais avec plaisir puis il ouvre le carnet et commence à le lire à haute voix. Je l'écoute attentivement. Je n'ai jamais relu ce que j'avais écrit. Il le lit d'une voix douce ,tout en m'embrassant par moment,arrêtant la lecture et la reprend quelques secondes plus tard.


¢єттє иυιт-ℓà,נє и'αι ραš νυ мα νιє ∂éƒιℓєя ∂єναит мєš уєυχ...

...נє ℓ'αι ℓυ

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