Une apparition d’une nuit.

 

 

Une apparition d’une nuit.

 

 

Maquillage, talon, ampoule, lumière, projecteur, sueur, fatigue, rouge à lèvre, lips and gloss.

Dans un ascenseur, une jeune femme châtain avec une femme en tailleur noire, d'un air stricte. Drôle de duo pas vrai ? Moi aussi je me disais ça au début. Alors que la jeune fille fait la grimace, elle se penche et finit par ôter ses escarpins:

-         Ah...Je ne sens plus mes pieds ! Se plait-elle.

-         Mademoiselle Kim, vous devez être convenable pour ce gala. Vogue sera là en personne. Remettez-les.

-         Mais ça me fait mal ! Rhô...

A contre coeur, et après les avoir rapidement massé, elle finit par remettre ses chaussures, envoyant un regard noir à son agent. L'ascenseur s'ouvre enfin, tandis que la musique résonne dans les oreilles de la jeune fille qui imagine déjà l'ennui qu'elle devra subir pendant une durée indéterminée à ce fameux gala. Après avoir saluer les plus grandes figures de la mode, les bises "no touch" du milieu, enfin, plus rien ne l'étonnait. Elle finit par quitter son agent pour commander un cocktail et se mêler à la foule. Il devait venir aujourd'hui.
Kim était une jeune fille de 23 ans, mince et élancée avec quelques capacités de hip hop qui la faisait sortir du lot. Dans sa robe noire de satin confectionner par Channel, son regard d'enfant donnait un air contrasté de sa personnalité avec ce qu'elle représentait aux yeux des médias: une jeune femme sexy avide de folie. Elle n'avait pas vraiment d'amis mis à part deux collègues, Cheryl et Dana. Elle vivait avec Greg depuis 2 ans, qui n'hésitait pas de se servir d'elle pour arriver dans le milieu du showbiz. Un peu naïve, Kim l'attendait chaque fois durant des Gala où il promettait de l'accompagner mais comme à chaque fois: elle serait seule. Après une vingtaine de minute, son mascara se mit à couler à cause de ses larmes qu'elle s'efforçait de retenir. Elle décide de se lever avant qu'un type veuille la draguer en la voyant désemparer. Elle monta à l'étage, une bouteille à la main où elle s'isola pour oublier tous ses soucis par l'alcool. Cela faisait exactement 2 ans qu'elle et lui était ensemble, et même si il l'avait trompé, elle lui avait donné deux ans. Mais la réalité est toujours difficile à avaler: se retrouver seule est toujours difficile à avaler. Elle était bien solitaire, et ce soir n'allait pas faire exception. Alors qu'elle en est à son troisième verre, un homme apparaît d'on ne sait où et s'approche d'elle.

- Je peux me joindre à vous ?

- Si ca peut vous faire plaisir, dit-elle sur ton amer.

Il lui tendit son verre où elle versa une partie de la bouteille. Elle le dévisagea minutieusement: ses yeux gris argenté palpitaient, sa carrure masculine forte séduisante ne faisait ressortir aucune arrogance mais au contraire, une totale humilité par ce visage angélique et serein. Il devait tout de même être du milieu pour s'habiller de vêtements de telle valeur: Kim avait pris l'habitude de connaître les gens à travers leurs vêtements. >o< !). Perdu dans ses pensées, dans un silence où il n'y a pas de mots ni de gêne, le jeune homme demanda:

- C'est quoi votre nom ?

- C'est une blague ? Demanda déconcerté la jeune fille.

- Pourquoi ? Je devrais vous connaître ? Demande-t-il de plus belle.


- Mais...enfin, avec toute ma modestie, je répondrais oui car je suis...hum peu importe. Je m'appelle Kimberley Sawyers.


- Jamais entendu parler, enfin moi c'est Connor Hamilton, se présente-t-il. Pourquoi pleuriez-vous ? Une aussi jolie jeune fille devrait jouir de                     cette magnifique soirée...

- A vrai dire, mon fiancé devait m'y rejoindre mais...nous avons rompu, dit-elle machinalement.

- Ah oui ? Pourquoi ?


- Il ne m'aime pas et je suis destinée à être seule, continue-t-elle. Et vous ? Vous aimez quelqu'un ?


- Non, je cherche...


- Vous cherchez ?


- Je cherche à combler mes nuits quand j'en ai envie, dit-il. Je suis volage. Un homme sans aucun gêne, pas arrogant mais blasé de la vie qui l'entoure où tout n'est que matériel et ou les femmes les plus belles sont remplacés par des femmes anorexiques et peinturlurés de maquillage...

- Mais pourtant, je fais parti de ses femmes anorexique et peinturluré de maquillage....dit-elle vexée, alors pourquoi me parlez-vous ?


- Parce que vous ne l'êtes pas pardi, rit-il. Dites-moi Kim, vous avez prévu quelque chose ce soir ?


- Euh...non, mais...


Il se lève d'un bond et la tire par la main, la forçant à se relever pour l'emmener avec lui. La jeune fille se laisse faire: elle le suit tout en serrant de plus belle sa main. Ils sortirent du bâtiment et se promenèrent dans tout New York ce soir là, Kim, pieds nus, tenant ses escarpins d'une main et tenant la main de l'inconnu dans l'autre.
Jusqu'à une heure du matin, ils errèrent dans toutes les ruelles jusqu'à ce qu'ils s’arrêtent dans un petit café qui se préparait pour la journée qui s'annonçait. Sans s'en rendre compte, les rayons de l'aube avaient percées à jour la nuit merveilleuse qu'avait vécu la jeune fille ce soir-là. Kimberley ne ressentait aucune fatigue moralement mais ses membres n'étaient pas du même avis. Elle regarda Connor parler au patron du café qui les fit entrer. Ils commandèrent à 4 heures du matin, un capuccino pour l'une et un café noir pour l'autre. Kim se disait qu'elle n'avait jamais connu New York, en trois ans, elle n'avait jamais pu voir de si près cette si belle ville. C'est en buvant son café qu'elle songe et soupire:

- Mon agent doit me chercher partout...


- Et ça vous inquiète ? Demande Connor sans la lâcher des yeux.


- Non, ria-t-elle. C'est ce qui m'amuse le plus, surtout l'imaginer en train de courir dans toute la ville avec son chignon trop serrée, soit le stéréotype parfait de la femme coincée, vous ne trouvez pas ?


Elle éclata de rire un moment, sous les yeux rieurs du jeune homme. Soudain il s'approcha d'elle pour ne laisser qu'entre eux quelques centimètres, qui devinrent des millimètres pour ensuite sentir le souffle chaud et troublé de Kim, entendre sa respiration qui s'accélère sous l'excitation, son coeur qui palpite faisant valsé promptement sa poitrine d'avant en arrière comme si elle courrait. Il pose le plus doucement ses doigts sur les longs cheveux châtains et bouclés de la fille , pour en saisir une mèche avec laquelle il joue entre ses doigts en disant:

-         Vous êtes belle quand vous riez...

La jeune fille rougit et bégaye:

-         Mer...merci...

-         Mais de rien, c'est tout naturel, dit-il avec un large sourire. Désolé si je suis émerveillé devant vous mais c'est peut-être la dernière fois que je vous vois donc...

-         Connor ? demanda-t-elle timidement.

-         Oui ?

-         Je voudrais...je voudrais, hésite-t-elle, je voudrais vous revo...

Elle n'eut pas le temps de terminer sa phrase qu'il l'embrassa langoureusement. C'était si doux, si bon, si tendre qu'elle aurait pu continuer et savourer durant une éternité sans que personne ne puisse briser ce moment. Oui, c’est vrai. Elle aurait pu continuer si leurs lèvres ne s'étaient pas éloignées. Une sensation de bonheur l'imprégna au point que, même les yeux fermés, elle pouvait encore sourire et se remémorer ce délicat instant. Toute excitée, elle lui dit:

-         Passer la journée avec moi...Emmenez-moi encore dans tout New York, mes chaussures dans une main et les vôtres dans l'autre ! S'il vous plaît emmenez-moi...

-         Cette nuit fût déjà assez longue, dit-il à contre coeur. Je dois m'en aller de toute façon. Je vous l'ai dit, c'est peut-être la dernière fois que vous me voyez Kim.

Le sourire de la jeune fille disparut, laissant place à un pincement niais et gêné, l'obligeant à baisser ses yeux marrons pour ne pas montrer sa déception. Néanmoins, elle reprend:

                                                                                                                    
- Comment me direz-vous au revoir ?


Le jeune homme hausse les sourcils, sans savoir quoi répondre. Elle explique:

- Comment allez-vous me dire au revoir ? En m'embrassant ? En me saluant ? En me serrant la main ? Ou en disparaissant dans la nature dans l'espérance de vous revoir un jour dans le coin d'une rue, à un autre gala ? Comment ?

Connor ne répond pas, restant toujours souriant face à la situation. Ce jeune homme mystérieux dont elle ne connaissait rien, mais qui connaissait un peu d'elle. Elle dépose sa cuillère sur le bord de sa tasse, fixant le récipient pour éviter de le regarder dans les yeux.


- Où irez-vous ?


- Paris, répondit-il. Ne cherchez pas à me revoir, vous ne réussiriez pas à trouver un vagabond comme moi dans un monde comme le nôtre. Ca serait une perte de temps et puis je ne mérite pas qu'on me cherche...

- Qui vous dis que je vous rechercherais ?! S'emporte la jeune fille. Vous venez un soir, vous vous adressez à moi gentiment comme si de rien était, vous me séduisez durant toute une nuit en me faisant parcourir la ville pour au final me dire que vous vous en allez en me laissant pour seul souvenir ce fabuleux baiser ?! Vous êtes égoïste ! Vous agissez sans savoir les conséquences de vos actes sur les sentiments d'une personne et vous vous permettez d'imposer un de vos choix à celle-ci ?! C'est vraiment arrogant et minable de votre part...De toute façon, je dois m'en aller.


- Vous fuyez ?! Rit-il.


- Non je ne fuis pas ! Je vous quitte avant que vous le fassiez ! S'énerve-t-elle les larmes aux yeux. Adieu ! Et j'espère vraiment que l'on ne se reverra pas...

Elle se leva, ré enfila ses escarpins noires, puis lui tourna le dos pour enfin sortir dans la rue. Elle marcha quelques minutes, se dirigeant vers son hôtel pas loin de là où elle prit le café avec Connor. Elle le haïssait à chaque pas, en rage, amoureuse, triste, déçue, anéantie. Quand son coeur ne tint plus, elle fit demi-tour et courra vers le café le rattraper. Il fallait qu'elle lui dise, qu'elle s'excuse pour toutes les énormités qu'elle lui avait dites. Essoufflée, elle entra une nouvelle fois dans le café, mais comme elle s'y attendait: il n'était plus là. Elle pleura quelques minutes en s'adossant contre la porte quand le patron vint vers elle, en lui tendant quelque chose. Il dit:


- Il vous a laissé ça mademoiselle.



Elle essuya ses larmes pour prendre et voir de plus près ce que lui avait donné le serveur. Dans une serviette en papier, elle trouva quelques billets avec un mot:

"Voilà de quoi vous payez un taxi.
Je savais que vous reviendriez.
On se reverra.

Connor."



 

 

 

 

 

 

 

 

 

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