The Duchess: la lettre[FanFic]


Georgianna, la duchesse de Devonshire, après avoir eu une liaison avec Charles Grey qu'elle aimait profondément, se voit oliger de cesser cette aventure sous le chantage de son mari, le Duc de Devonshire. Celui-ci la menace de réduire à néant la carrière politique de son amant, Grey, et de la priver de ses enfants. Un peu plus tard, Georgianna apprend qu'elle porte l'enfant de Grey, et lorsqu'elle remet son bébé à la famille de celui-ci, elle est anéantie d'abandonner sa fille, seul enfant issu d'un amour réel. C'est en secret qu'elle glissa une lettre dans la couverture de son enfant, afin que Grey la découvre...

Tiré d'une histoire vraie.

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Elizabeth, The Duchess

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" Mes sentiments demeurent inchangés.

Il n'y a pas plus vrai que ceci. Sachez que ma douleur qui me consumme en votre absence, qui me consume lorsque je sais que vous et moi demeurerons loin, l'un de l'autre, loin d'un bonheur que nous aurions pu partagé avec cet enfant; n'a d'égale que la souffrance déchirant mon coeur. Vous n'ignorez pas combien mes sentiments sont sincères à votre égard, et aucun homme ne peut - et ne pourra - se vanter d'avoir été autant aimé de ma part, que vous. Longtemps, j'ai réfléchi avant de savoir si cette lettre ne vous causerait pas plus de mal qu'autre chose, mais si je suis destinée à ne jamais vous revoir, je ne veux pas vous abandonner dans une incertitude infinie, une incertude où vous vous demanderez: pourquoi.  Vous demeurerez le seul homme m'ayant donné ce qui, pour moi, est l'amour. Cette sensation d'existence, de ne vivre et de ne penser qu'à une personne. Nos moments passés ensemble resterons sans doute, les seuls donnant un sens à ma triste vie. Me voilà condamnée à coudre le linceul de l'unique once de joie qui égaya, jusqu'à présent, ma vie. Mais si je suis, à vos yeux, une femme, je n'en demeure pas moins une mère; et mes devoirs, comme mon amour, m'obligent à rester avec mes filles. C'en est la seule raison. Ne croyez pas que ce sacrifice qui m'incombe, ne me laisse l'esprit paisible. Les remords, je ne les compte plus. Bath n'a plus d'importance et ne m'amène que les fantômes de nos souvenirs. 

Ma seule consolation reste cette perle que vous m'avez donné...Ne m'avez vous pas crié, au pied de cet escalier, qu'il ne vous importe guère qu'il s'agisse d'une fille ou d'un garçon ? N'est-ce pas, les mots que vous avez prononcé et dont le résonnement dans mon coeur, dans mon être, n'a de cesse ? Si oui, si c'est le cas, je ne pleurerai plus Eliza, car je sais au moins, qu'elle sera aimée de son père, de vous. Elle a vos yeux et, qui sait,   y reconnaîtrez-vous un peu de moi dans son visage. Son absence n'effacera jamais la blessure d'une mère à qui l'on a enlevé sa fille, elle m'est d'autant plus précieuse que Charlotte, Little G et Haryon...  Je vous ouvre mon coeur une dernière fois, vous dit que je vous aime une dernière fois, savourant l'odeur de vos baisers, si lointains maintenant.

Je vivrai et mourirai, mon coeur dans votre paume.

Georgianna.

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