Prémonition

 

 

Je suis très surprise ! J'ai retrouvé un texte dont j'avais oublié l'existence... Mais totalement, quoi ! En tout cas, aussi courte soit ce petit bout d'histoire, il m'a donné envie de le continuer. Mais vu la chute, je crois qu'il n'y a rien à rajouter..;Bonne lectureRigolant

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Prémonition

 

L’écho de ses pas résonnait dans la ruelle déserte que le ciel recouvrait de son manteau gris. Les feuilles d’automne frôlaient les ballerines noires de la jeune fille à son passage. Vu du ciel, on aurait dit un sol parsemé d’étoiles de bronze. Ces marques du temps que les saisons laissent derrière elles, nous surprennent parfois de ne jamais changer malgré l’évolution de l’homme. La nature reste reine des choses.  

Alors qu’elle ôte sa capuche rouge cerise, laissant cascader ses longs cheveux bruns le long de son dos. Ses iris clairs fixaient ardemment la silhouette lointaine. Elle s’approcha doucement puis accéléra vers l’inconnu et lorsqu’elle arriva à sa hauteur, celui-ci se tourna vers elle.

-         Luc…murmura la jeune fille, le sourire aux lèvres.

 

Elle se retrouva nez à nez avec lui, sentant son souffle chaud près de son visage. Etrangement, son regard ne semblait pas bienveillant et sombraient dans une certaine obscurité. Ses yeux habituellement clairs étaient sombres, noyés dans le voile noir des pensées. Soudain, la jeune femme eu froid. Ses joues perdirent de leur couleur, et une larme se mit à dévaler sa joue avant de s’échouer dans le bruissement des feuilles. Elle baissa alors la tête et vit la lame argentée enfoncée dans son ventre. Alors, elle fixa le ciel, refusant de mourir en ayant pour dernière image le visage de son assassin. Elle sentit la lame s’enlever, puis, bascula en arrière. Le corps gisait inerte, là, dans les feuilles de bronze, alors qu’une teinte rouge venait s’évanouir dans l’immensité du sol, sur le goudron noir. Avant de fermer les yeux, elle vit l’homme s’éloigner peu à peu. La pluie commence à tomber alors qu’elle se meurt.

Là, dans la tristesse de l’automne…

 

 

Aly se réveilla en sursaut, le front perlé de sueur, et la respiration haletante. Après un moment, elle vit son réveil et remarqua l’heure tardive à laquelle elle s’était réveillée. Elle était en retard : Luc devait l’attendre, lui qui avait insisté autant pour la voir seule, au parc.

 

Mais Aly avait décidé : elle n’irait pas.   

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