Passage aux aveux

Passage aux aveux

Oui, cela fait deux jours pourtant elle se souvient bien de ce "oui" prononcé d'une voix chevrotante pleine d'hésitations et de peur.

Cet
amour lui fait peur mais elle l'aime, ca elle en est sûre: jamais elle ne s'est sentie aussi bien dans les bras d'un homme, jamais la présence de celui-ci ne lui semblait vitale. Alors, de quoi a-t-elle peur? De la confrontation...car bientôt il va faloir affronter Alexis. Avouer.

Cela fait une heure qu'elle tourne en rond dans la cuisine, qu'elle se morfond.
Que va-t
-elle pouvoir lui dire?

" Alexis, il faut que je te parle!" Non, cela lui ferait peur.

"Voilà, j'aime William" Trop brutal.

El
le n'a pas le temps de réfléchir à une autre proposition que la porte s'ouvre, laissant apparaître Alexis.

To
ut sourire il se dirige vers Roxane pour l'embrasser mais celle-ci détourne la te.

- Qu'est-ce qu'il y a ? Demande le jeune homme surpris.
- Ecoute, j'aimerais te parler.

El
le fuit le regard perçant de son fiançé.

- Voilà, comment te dire...
- Tu me fais peur, Roxane dis moi ce qu'il y a?
-
Alexis, les choses ont changé, je...je ne t'aime plus.


Il
est sous le choc, ne bouge plus, ne dis rien, son regard est de glace.

- Qui? demande t-il après un temps.

Elle ne répond pas, baisse la tête.

- Qui?

Sa
voix tremble de colère. Colère d'être trahis.

- William. Dit-elle d'une voix claire.
- Non? Non! Roxane, tout mais pas lui!! Pas lui tu m'entends!! Pourquoi?

A
chaque mots sa voix monte une tonalité au dessus. Sa colère, son sentiment de trahison atteignent leur paroxysme.

- Je ne t'aime plus, les choses ont changé.
- Arrête de répeter cela! Rien n'a changé, je suis toujours là!
- Non!
La guerre t'a transformé! Tu n'es plus celui que j'ai connu! Tu n'es plus celui que...
- Que t
u aimes. Mais m'as-tu seulement aimé? Moi je t'aime encore Roxane.
- Je suis désolée.
- M
ais enfin, reviens à la réalité! Nous devions nous marrier! Nous nous aimons!
- Je
ne veux pas de ça, en tout cas pas avec toi.
- Tu me dégoûtes.


Il a prononcé ces derniers mots avec une voix empreinte de tristesse mêlée sans doute à la haine.
Lentem
ent il s'est levé, pas de bruits dans la pièce.
Une l
arme coule sur sa joue, il l'essuit rageusement.
La
porte claque.
Il repart seul.
Il
repart vers la mort.

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