Au sommet de tout, les liens se rapprochent et les coeurs se découvrent

- Et après, Erin lui a dit que c'était qu'une anorexique célèbre pour sa poitrine inexistante, alors t'imagines déjà le truc...comment elle s'est vexée la fille! En tout cas, ce jour-là Erin avait dit tout fort ce que tout le monde pensais tout bas. Ca c'est une femme...

Je regarde son air d'admiration devant son amie Erin. Ce petit sourire léger qui lui donne la mine d'un enfant, ses petites lèvres pulpeuses rosées et ...Eh mais de quoi, je parle ! N'importe quoi, serais-je en train de la mater ? Ca serait vraiment du n'importe quoi. Nous voilà au 4eme jour du voyage, plus que 2 jour et samedi soir: le retour à ma vie ! Vivement que cela s'achève et pour la peine, je compte être plutôt sociable avec April. Alors que nous discutons dans la rue en marchant, elle me propose:


- Bo
n, si on allait sur la statue de la liberté ?

- Euh...j'ai l
e vertige, avouais-je.

- Et alors
? Tu auras qu'à ne pas regarder en bas ! S'exclame-telle. Allez viens, avant qu'il n'y est plus de place dans la file.

Nous commençons à courrir. effectivement, il y avait beaucoup de personnes dans la file. Après 45 minutes d'attente, nous finissons par atteindre le sommet. April s'approche du bord, intinctivement je la retiens:


- Att
entiion...dis-je en me précipitant.

Elle me dévisage quelques minutes, tandis que j'ôte mes mains de son bras et explique:



- Tu...tu r
isquerais de tomber, enfin fais ce que tu veux hein...

Elle rit. Pourquoi j'ai fait ça ? Pourquoi j'ai eu le réflexe de l'empêcher de tomber ? J'aurais pu la laisser faire ce qu'elle veut car après tout, c'est elle qui provoque à chaque fois le danger. Elle est folle ! Soudain, je sens une chaleur autour de ma main: April me tient par la main afin de m'approcher du bord:



- Regarde, d
it-elle, je ne vais pas tomber si je te tiens...ou alors tu tomberas avec moi mais bon, vaux mieux éviter pas vrai ? Allez approche, n'est pas peur.

Je m'approche prudemment du bord, tandis qu'elle me lance un sourire rassurant. Je me trouve maintenant près d'elle .


- Re
garde...NEW YOOOOOOOOORK JE T AIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIME ! Hurle-t-elle.

- Mais
t'es malade ! M'écriais-je en posant ma main devant sa bouche.

- Mh
mfeumffeuh mffeu...

- Quoi ? Oh.
..dis-je en enlevant ma main.

- J
e disais que ça détend ! Explique-t-elle. Essayes !

- Non...bougonn
ais-je.

- Tafiole
! me provoque-t-elle..

- Arrête d
e dire ça !

-
Alors fais-le, dit-elle malicieusement.





Alex inspire profondément puis crie, hurle de toutes ses forces:


- APRIL EST
UNE IDIOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOTE

-
ALEX EST CONSTIPEEEEEEEEEEEEEEEEEEE, me défendais-je.

Nous nous regardons puis éclatons de rire. Ex aequo. Après tant d'émotions, nous nous asseyons et contemplons le couché du soleil en mangeant un sandwich. Nous parlons de boulot, des rumeurs au bureau et imaginons nos premiers gestes en arrivant à Londres. Alex me dit:


- Cela fait huit a
ns...

- He
in ?Demandais-je.

- Ma
passion pour la photographie, soupire-t-il avec un air de mélancolie. Lorsque tu m'avais demandé depuis quand je suis passioné de photographie, eh bien cela fait depuis 8 ans. A 16 ans, j'ai payé mon premier appareil photo professionel. Puis de fil en aiguille, je me suis perfectionné un peu plus et voilà ou j'en suis. Et toi, c'est quoi ta passion ?

- EUh...rougissais-je
, le dessin. Mais je voulais pas en faire une profession, c'est un plaisir personnel que très peu de gens ont vu. Il n'y a qu'Erin qui a vu mes dessins. Même mon frère ne les a pas vu...

- T'as un frère ?
S'étonne Alex.

- Oui, Jaden, il a
28 ans et vient d'avoir sa première petite perle, dis-je d'un air mélancolique. Sa petite fille, Anaïs, est ma filleule adorée et on dit qu'elle me ressemble au point que parfois on croit que je suis sa mère. Et toi, t'as un frère ?

Alex prend quelques minutes avant de répondre, hésitant même à sortir une parole. Je le sens géné et pensif. un silence s'installe entre nous: oh non! Qu'est-ce que j'ai fait ! J'ai dit quelque chose de mal ?


-
Oui j'en ai un, murmure-t-il finalement tête baissé. On pourrait changer de sujet ?

- Euh....hum...ou
...oui, bégayais-je.

- Merci.

C'est ainsi que se passa la soirée. Deux heures plus tard, nous fûmes obligés de rentrer à l'hôtel. Avant je comptais les jours qui me restait avant de partir....


...mainte
nant, je compte les jours qui me reste avant d'être séparé d'Alex.
-


 

Au sommet de tout, les liens se rapprochent et les coeurs se découvrentmusic

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