Quand les larmes s'épanouissent...

Quand les larmes s'évanouissent...

Le bonheur est éphémère.
C'est ce que l'on dit
sans arrêt. Il suffit d'une seconde pour mettre à néant ce que nous vivions, ce qui nous rendait heureux. Un laps de temps qui a des conséquences dévastatrices émotionellement autant que physiquement.
Dans
sa vie de femme, lorsqu'on aime un homme, la chose qui puisse nous peiner le plus est sa souffrance. Je l'ai appris aujourd'hui...



- Non !
Non c'est pas possible ! Ryan ! Hurle Alex en s'effondrant sur le corps de son frère inerte.

- Monsieur, calmez-v
ous, demande une infirmière, tentant de le consoler.

- Laissez-le, d
is-je en larmes. S'il vous plait...


L'infirmi
ère cède et referme la porte derrière nous. Nous nous retrouvons seuls. Je me sens impuissante, tellement inutile. Il n'y aucun mot qui puisse effacer la douleur d'un être perdu. Il n'était pas là et s'en voudra toute sa vie de ne pas avoir pu être présent. Je pose ma main délicatement sur son dos, lui caressant de temps à autre la nuque. Ma mère me le faisait souvent quand j'étais petite lorsque je pleurais. Il continue de verser quelques larmes se calmant peu à peu. On ne parlera pas ce soir des finalités concernant le cadavre, on ne parlera pas de la venue de sesparents que j'aurais aimé rencontrés dans d'autres circonstances peut-être...on ne dira rien de tout ça.


Nous finissons
pas rentrer chez nous, sans un mot, sans une quelconque phrase qui puisse éveiller une quelconque conversation ce soir. Il s'allonge sur le canapé, posant sa tête sur mes cuisses alors que je suis assise près de lui, se retenant de pleurer encore un peu, avant de s'endormir.


Je n'ai pas dormi de
la nuit, bien que mes paupières s'allourdissaient, j'ai tenu à rester éveiller. Je ne sais pas: peut-être la peur qu'il s'effondre en se réveillant.


- Tu devrais
aller dormir, susure-t-il en se réveillant.

- Mmh...non, ça va aller, dis-je en affichant un léger sourire. J'ai tout un congé pour dormir tu sais...

- Et les
bébés ? Demande-t-il en se redressant.

- Ils
doivent certainement être en train de dormir vu que je n'ai pas reçu de coups de pieds depuis un moment, plaisantais-je touten baillant.


Elle se blottit contre
moi, come un petit garçon, tandis que je lui caresse la tête:


- Il f
aut que je m'occupe des obsèques de mon frère, ça ne peut pas attendre...

- Tu es fatigué Al
ex, tu n'es pas obliger de le faire maintenant, expliquais-je. Et puis, tu vas devoir faire ça avec tes parents...

- Ca doit être la seul
e fois qu'ils l'auront vu en un an, soupire-t-il révolté.

-...

- A
pril, je veux que tu viennes à l'enterrement avec moi, demande-t-il en me fixant de ses yeux bleus.

- Oh, dis-je ét
onnée, mais je ne sais pas si j'aurais mas place...Enfin, c'est ta famille et toi qui devraient y être pas moi.

-
Ryan t'appréciait beaucoup, même s'il n'a pas eu l'occasion de partager plusieurs moments avec toi, il aurait aimé que tu sois là, dit-il les larmes aux yeux.

-
Et...pour tes parents ?

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