Erin Evan, erin et evan...evan et Erin...De qui parlent-on ?


Novembre...
Ah ! Novembre...
Commence déjà à faire froid: sortez les botines ! et les talons hauts qui glissent sur le verglas ! Moi je me contenterais d'être moi-même.
Vendredi, c'est sympa car je termine à 14 heures, et oui, je bosse pas beaucoup mais j'ai hâte de rentrer chez moi, m'enrouler dans ma couette sur le canapé en mangeant des chocolats "Ferrerro Rocher "; en m'amusant à extirper la noisette avant de manger la croute chocolat avec la crème qui reste...mmmh, tellement bon ! (oui je fais parti des gens qui ouvre leur "petit prince" en deux et qui rape le chocolat avec leurs dents...XD).J'ai les yeux qui me piquotte, les yeux bouffis, le visage masqué par mon écharpe blanche en grosse laine, le bonnet couvrant mes cheveux pas coiffés et je suis là...en train de me demander ce qu'a pu me trouver Evan la première fois qu'il m'a vu (enfin la première fois, façon de parler...).
Plus que 15 minutes et je suis en week-end.


J'ai une envie de chichis, si ça se trouve Maurice en vend au coin de la rue avec ces patisserie :p.
Alors que je saisis mon sac, je regarde à travers la vitre, la ville qui s'étend devant moi. J'ai envie de partir loin, loin, très loin, dans un pays où manger du chocolat est un devoir et où les mecs sont des jouets que nous pouvons utiliser quand on en a envie (april: PERVERSE !)...
- On fait quoi ?

Je tourne la tête et voit Evan à côté de moi, adossé à la vitre, fixant le fond de la salle. Il finit par me regarder et repose sa question:
- On fait quoi ?

- Comment ça ? Dis-je en m'étirant.

- Bah, dit-il en se reprochant de moi, de toute évidence...il y a 95 % de chances que tu termines dans mon lit ce soir, donc...

Je souris me retenant de rire. Il poursuit avec un sourire en coin, toujours à voix basse:
- Puis il y a 5% de chance que je te laisse partir si tu décides de refuser, dit-il. Et 0% de chance que...je te laisse partir en sachant que je t'aime.

Je rougis, les joues emmitouflés dans mon écharpe. Il approche sa main de mon visage, baisse mon écharpe à la hauteur de mon cou puis pose ses lèvres sur les miennes les plus doucement possibles.

Mon dieu...c'est encore meilleur que les chouquettes ! ( april: ERIN ARRÊTES DE PENSER QU'A LA BOUFFE !). Nous nous écartons légèrement pour se regarder dans les yeux. Je mords ma lèvre inférieur ce qui le fait sourire. Je murmure:
- Hum...je crois que tes 95 % étaient bien fondés, riais-je.

Il m'embrasse une deuxième fois, amoureusement puis met son bras autour de mes épaules...


________________
- Mademoiselle Fox ! Comment faites-vous pour avoir autant d'imagination ? Dit une des stagiaires.

- Dans ce monde, si tu n'as pas d'imagination, tu ne peux pas pratiquer ce métier, dis-je en machouillant mon chew-gum tout en gribouillant un dessin sur mon carnet de croquis. Eh merde, pas assez grand...

- Vous pourriez répéter s'il vous plait ?Demande une autre.

- Je disais: eh merde, pas assez grand...Bon,vous comptez rester là longtemps à me dévisager comme ça.

Ces dix pimbèches sur leurs talons hauts me regardent avec des yeux de merlands fris comme si chaque parole sortant de ma bouche était le signe de Dieu en personne. Je soupire devant tant d'idolâtrie ridicule puis bois mon coca. Assise en tailleur sur mon bureau, je décide de me lever et d'aller parler à une de mes collègues. Elles me suivent à la trace, veillant à chaque mouvement que je fais. Mes nerfs commencent à monter lorsque je me heurte contre quelqu'un. Déjà que j'ai un mal de tête pas possible, il ne me manque plus que ça.
- Vous pourriez pas vous mettre sur le côté au lieu de rester au milieu du chemin, non ! Vraiment vous êt...

Le jeune homme se retourne lorsque je me rends compte que c'est Evan. Je rougis de la tête au pied et dis:
- Hum...dé...désolé...je croyais que c'était quelqu'un d'autre.

Sur ce, je fais demi-tour à vitesse grand V suivis de ces filles qui se préparent à me suivre, quand soudain il attrape mon bras, me fait pivoter vers lui et m'embrasse langoureusement.
Je crois qu'à ce moment j'étais entre la crise d'asthme et l'arrêt cardiaque. Qu'est-ce qu'il embrasse bien ! Je ne sais pas si c'est moi qui lui fais cet effet mais c'est (VRAIMENT TRES) agréable...Pendant une seconde, j'oubliais mes stagiaires. L'une d'elle nous interrompt:
- Euh...Mlle, fox ?

- Euh une seconde...dis-je le temps de reprendre me respiration et de l'embrasser une nouvelle fois.

Tous nos collègues nous regardent mais franchement...je m'en fichais. Je finis par le lâcher.
- On se voit à midi ? Me propose-t-il.

- Y a intérêt, riais-je.

Je l'embrasse une dernière fois et retourne à mon travail.

C'est bizarre mais mon mal de tête a disparu...:p

Erin Evan, erin et evan...evan et Erin...De qui parlent-on ?

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