De Détroit à Phoenix" extrait


L'extrait est court mais je ne tiens pas à dévoiler trop l'histoire, pas avant qu'elle ne soit fini en tout cas !Sourire

En attendant, découvrez un peu l'ombre de mon personnage bien aimé ces temps-ci...Café noir !Clin d'oeil

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-        Il t’a plaqué, je me trompe ?

-        Cloud !

-        Okay ! se résigna-t-il en levant les yeux au ciel. Bon dieu, je n’arriverais jamais à te suivre. Et ton père ?

-        Toujours vivant. Et ta sœur ?

-        Enceinte.

-        Toutes mes condoléances.

-        Addison, tu exagères !  rit-il. Et puis, son copain à l’air d’être un type bien.

-        Autant que David ?

-       

-        Désolée, m’excusai-je en soupirant. Je suis juste à cran là.

-        Tu veux qu’on aille au resto ce midi ? proposa-t-il.

-        Non, ça va aller. Je vais ranger quelques affaires par-ci, par-là. Enfin, sinon les potins ?

-        Eh bien, commença-t-il, tu te souviens de Café Noir ?

-        Ouais…

-        Il est revenu hier.

 


Je dévisageai Cloud pendant un moment. Arrivés devant les miroirs lumineux, lui et moi étions à l’écart du reste de l’équipe. Il faisait une chaleur étouffante, en plus des spots projetés à chaque coin de la salle. Le réalisateur fixait la scène avec une telle concentration que Cloud et moi ne voulions pas briser cette atmosphère obséquieuse.

Café Noir était en réalité, Phoenix MacQueen. Pour moi ce scénariste à l’air morose et isolé, était un simple écrivain en manque d’inspiration, déprimé. Le regard triste et toujours avec une démarche nonchalante, il demeurait dans un vœux de silence dont lui seul connaissait la raison. Il aurait pu être mannequin s’il l’avait voulu : cheveux châtains et mi-longs balayant son regard gris, un visage aux traits fins et harmonieux, grand et mince, avec une voix grave à vous donner des frissons, même dans un chuchotis…Je le sais car, bien que je continue de penser qu’il fut atteint d’un mutisme chronique, la seule fois où je l’entendis ouvrir la bouche, c’était lorsqu’il commanda un café noir.

De plus, j’avoue n’avoir jamais compris qu’on puisse le nommer Phoenix : « Sa mère, m’avait dit Cloud, a vécu dans la ville du même nom. Elle en avait gardé d’inoubliables souvenirs. Il y passa une partie de se son enfance avant de venir ici, à ce qu’on m’a dit. » Rien que ça ! Néanmoins, j’évitais de l’approcher, méfiante devant une telle attitude. Enfin, il avait disparu trois jours dans la ville de son enfance et le voilà qui revenait aussi vite qu’il était parti. Il était bizarre.

 

 

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