When you write, when you draw, you create a world



Nerveux.



Adrian n'a jamais été d'un naturel nerveux, et c'est ce qui lui donnait un certain charme. Il n'était pas sûr de lui, mais avait une certaine confiance venant de sa rigueur permanente. Mais dans un domaine comme l'amour, difficile de faire preuve de vigueur dans une chose aussi versatile et incertaine mais pourtant tellement belle.
Ce soir, Adrian se trouve comme tout homme incertain, hésitant entre deux chemises, entre blagues et converations sérieuses et essaie désespérément de planifier la soirée. L'amour ne se planifie pas, c'est bien connu...L'amour est la chose la plus imprévisible qui soit, sinon il ne serait pas aussi beau. Mise à part le fait qu'Adrian était de ces hommes aimant tout planifier à l'avance- planification d'où provenait sa confiance - il commence déjà à se demander où cela le mènerait. Puis elle apparaît...Lara dans une petite robe rouge, assortie à une veste en cuir rouge bordeau et de belles botines soigneusement vernis. Ses doutes se dissipent peu à peu à la vue de cette beauté qu'il prend dans ses bras.
- J'ai eu peur que tu ne viennes pas, avoue-t-il tout en marchant avec elle.

- Peur ? Toi ? Dit-elle avec ironie.

- Oui, je sais c'est rare, rit-il. On ne dirait pas comme ça, n'est-ce pas ?

- Quelle modestie, rit Lara. J'ai été retardée par quelques imprévus au bureau. J'ai courru chez moi me changer et puis je suis venue.

- Et...comment va James ? Demande avec ironie Adrian.

Lara éclate de rire et répond:
- Ta prestation la rendue curieux et bizarrement celui-ci me questionne sur toi et n'arrête pas d'harceler mes collègues à ton sujet. Il faut avouer aussi que tu n'y es pas aller de main morte...

- Mes lèvres n'ont pu se retenir, répond Adrian, serein. Heureux de savoir qu'il t'a finalement adresser la parole. Si ça se trouve, dans un mois il demandera à ce que tu reviennes vers lui.

- Comment se fait-elle qu'à un rendez-vous galant on en vienne à parler de mon ex ? Demande perplexe la jeune femme.

- Je ne sais pas, c'est un sujet commun on dira.

- Mais pour l'instant tu devrais en profiter, dit Lara en le prenant par le col de façon provocante. Car pour l'instant il n'y a qu'un seul homme qui m'interresse et c'est toi...

Sur ces mots, Adrian sourit et murmure:
- Très bien mademoiselle, veuillez m'excuser de ce hors-sujet je tâcherais de m'en rappeler mais difficile de se concentrer avec une telle beauté devant soi.

Il l'embrasse tendrement durant quelques minutes, la serrant contre lui pour sentir battre le coeur de Lara contre sa poitrine. Un sentiment agréable qu'il n'avait pas planifié...




Habituellement, la pièce que l'on préfère est notre chambre mais depuis que je vis avec Yann dans cet appartement luxueux, je suis tombée amoureuse de la cuisine ! Elle est tellement moderne, comparée à la vieille gazinière que j'avais. La table de cuisson est parfaite pour faire frire quelques pancakes le matin, sans oublier le délicieux sirop d'érable. J'aime jouer à la femme de la maison, m'occupant de la cuisine de temps à autre, du linge...etc. Mais Yann, qui a longtemps vécu seul, n'a pas besoin de moi pour se mettre au travail et je veille à ce qu'il ne perde pas l'habitude de se servir de ses mains. Vous savez comment sont les hommes, non ?
Soudain, je sens Yann me faire un baiser dans le cou tendrement.
- Bien dormi ? Demandais-je.

- Je n'ai jamais dormi aussi bien, dit-il en me serrant contre lui. C'est surtout le réveil qui fut agréable: l'odeur des pancakes.

- C'est vrai ? Ca sent bon hein ?! Dis-je fièrement. C'est ma mère qui m'a appris à les faire. D'ailleurs, je crois avoir vu du sirop d'érable dans le placard.

- Miam ! Ca promet d'être délicieux, dit-il enjoué. Je m'occupe du café. Ce n'est pas aujourd'hui que les critiques sont publiés ?

J'écarquille les yeux et m'écrie:
- Oh mon dieu, j'avais complètement oublié !

- Ne t'inquiètes pas, rit-il, j'irais chercher le journal en prenant le courrier. Je suis sûre que tu auras une bonne appréciation.

- Je l'espère, soupirais-je. Imagines les milliers de personnes lisant le New York Times à l'heure qu'il est, observant la moindre critique faite sur la galerie "Blue's Art". Je prierais pour qu'il soit attiré par mon travail.

- Et comment ça fonctionne ?

- Eh bien chaque galerie à une place attribuée sur 100 et un nombre d'étoiles, expliquais-je. Les critères s'appliquent sur l'espace, la répartition des tableaux, le sens de la visite d'un point de vue logique, les renseignements donnés pour chaque oeuvre, les guides des visiteurs - soit Jina et moi - et tout ce qui est dépliants et autres papiers mis à la disposition des visiteurs.

- Les dépliants ?! Demande amusé Yann.

- Oui, dis-je en riant. Cela permet de voir si tu as des relations avec d'autres galeries ou lieux culturels. Il est vrai qu'il est plus valorisant d'avoir des relations avec un musée qu'une pizzeria avec boisson gratuite.

Yann éclate de rie et m'embrasse sur le front en me disant.
- Ne t'inquiète pas. Je suis sûr que tout se passera bien, et puis ta vie ne tient pas qu'aux lignes d'un journaliste aussi ordinaire que toi et moi.

- L'ennui, c'est que les lecteurs ne se soucieront pas de savoir si c'est la vérité ou non, dis-je soucieuse. Mais, je ne baisse pas les bras ! Je reste enthousiaste.

- Oui, et tu as raison, affirme-t-il. Une remarque dans toute une vie n'est rien ma puce. Bon, je vais chercher le courrier.


Il sort de notre appartement et va chercher le journal. Malgré mon enthousiasme, j'appréhende tout de même mon appréciation. Je ne sais pas vraiment ce que je ferais si Jina et moi étions mal noté.

 

" Blue's Art: * * * Place: n°12

Cette petite galerie de New York situé sur la 7eme Avenue
nous a acceuillie dans sa galerie Vendredi Soir.
Agréablement acceuillie par Jina Carter, nous avons pu découvrir
les oeuvres diverses qui y était exposé. Bien que les descriptions
des tableaux soient quelques peu complexes, la guide n'aura pas
de mal à se retrouver dans cet hâvre de culture où le sens de la visite
permet amplement de voir l'évolution de l'art à travers les temps.
Cependant il est dommage que la directrice Lee Ryans, n'est pu
avoir un peu plus de sculptures dans ce centre de peinture à l'huile
et à l'aquarelle. Cela aurait apporté plus de variétés à celle-ci mais
néanmoins, si un après-midi vous êtes libres un après-midi "Blues Art"
vous acceuillera dans son monde artistique...

Léo Mitch. "

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