So close of the ending

So close of the ending

- Yann, je te présente ma mère, Katleen, c'est d'elle que j'ai hérité mon franc parler, riais-je.



- Enchanté, dit-il timidement en lui tendant la main.

- Oh voyons, dit-elle en le prenant dans ses bras, ravi de te rencontrer Yann. Tu fais parti de la famille maintenant...

Yann rougit, pris au dépourvu, puis ressert son accolade autour de ma mère. Je lève les yeux au ciel, avant de rire toute seule. Ma mère se défait de son étreinte et lui dit enfin:

- Alors, l'occasion, j'ai eu l'idée de vous préparer mes déclicieuses lasagnes Ryans ! Attention, ce n'est pas n'importe quelles lasagnes, hein...De génération en génération, cette recette se perpétue à travers les temps. Mais Lee n'ose s'y aventurer...

- Euh....ça vaudrait mieux, la dernière fois elles ont terminées carbonisées et nous avons dû manger chez les voisins une potée verte infecte ! Dis-je en grimaçant.

Yann éclate de rire et ma mère lève les yeux au ciel, avant de poursuivre:

- Si ta grand-mère, ton arrière-grand mère, ainsi que ta grande tante Paula et ton arrière-arrière-grand-mère Mama entendaient ça, elles feraient trembler l'Italie, ma fille !

- Tu es italienne ? Demande amusé Yann.

- Euh...seulement d'origine, dis-je en rougissant. Ma mère est italienne et mon père est New Yorkais, mais je n'ai jamais eu ce côté "italien"...Tu sais, "femme bronzée et d'une beauté incroyable".

- Mmh, je vois, dit-il avant de me murmurer, mais tu es plus jolie encore que ces femmes italiennes tu sais ?

Je lui souris tandis que ma mère nous regarde attendrie. Gênée, je change de sujet:

- Euh...oh fait ! Ma mère est allergique au chat, donc j'ai mis Brownie ailleurs, dans la petite salle du fond. J'avais complètement oublier cet inconvénient...

- T'en fais pas, dit-il en me rassurant. Je m'en occuperais et si il n'a pas assez d'espace, je le mettrais dans mon bureau.

- Enfin, revenons à mes lasagnes, déclare ma mère, ce n'est pas un simple plat Yann, en fait, ce qui le rend excelent c'est que tout le monde se met à la pâte - dans les deux sens du terme.

- Mais yann ne sait pas cuisiné ! Dis-je.

- Bien sûr que si, dit-il avec un léger sourire malicieux. C'est juste que tu ne m'en as pas donné l'occasion. Alors soit, Katleen, commençons à préparer tout ça mais j'ai une chose à vous demander...

- Vas-y je t'en prie...

- Il y a un personne qui compte beaucoup pour moi et qui représente la famille et la grande soeur que je n'ai pas pu avoir. J'aurais aimé qu'elle se joigne à nous pour l'occasion de ce dîner familial...

Ma mère et moi nous échangeons un regard complice avant qu'elle ne lui réponde:
- Il n'y a aucun problème, que cette personne se joigne à nous. Peut-être que Lee la connaît...

- Non, répond Yann, et justement je voulais particulièrement te la présenter Lee.



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Dans un monde idéale, la belle-mère et la mère de la mariée s'entendent en tout point sur l'avenir de la jeune femme qui se prépare à s'unir avec l'homme qu'elle aime. Telle est la fierté d'une mère pour sa fille, seulement...nous ne sommes pas dans un monde idéale. Surtout à cet instant où le monde tourne autour d'un...

- ... châle rouge clair, légèrement pâle, décrit Mme Rogers, la mère d'angie.

- Mary, avec tout le respect que je vous dois et sans contredire le fait que vous ayez un goût irréprochable pour les fleurs de lhôtel et un goût raffiné pour le buffet, je ne peux vous laisser faire une telle faute de goût ! Comment pouvez-vous mettre sur les épaules d'angie une couleur aussi hideuse...Croyez-moi le rouge bordeaux sera le mieux.

- Elena, puisque je vous dit que ce rouge clair atténuerait vos épingles grises dans les cheveux de ma fille ! Laissez-moi donc faire enfin !

- Mary, je vous le répète, bouillone Elena, reflétant l'impulsivité commune à celle d'Andy. Ôtez ce châle rouge clair et terne d'Angie !

- C'est ma fille et ce sera donc mon châle ! S'énerve Mary.

- Je ne tiens pas à ce que mon fils embrasse votre fille à côté d'une serpillère trempée dans du sirop de cerise Mary !

- STOP !


Les deux femmes se tournent vers Angie, exaspérée devant un tel spectacle. C'est avec lassitude qu'elle se lève de sa chaise et arrache des mains les deux châles, puis d'un mouvement mécanique, soulève le couvercle de la poubelle pour mettre un terme à cette dispute. Elle ne soucie pas des regards ébettés de "ses mères" puis s'enferme dans sa chambre pour se reposer. Du repos, voilà ce que souhaité la jeune fille depuis des jours alors que le mariage arrive à grand pas. Parfois, il lui arrive de se demander si tout ça aura une fin mais il lui suffit de regarder sa bague de fiançailles pour retrouver le sourire et le courage de continuer ces vastes préparatifs. Elle aimait s'imaginer sous cet arche queson père et Andy avaient pris plaisir à construire ensemble, peignant de blancs le bois frais avant de l'orner de roses rouges, juste devant un tapis rouge qui s'allongeait au milieu des nombreuses chaises mises à l'attention des invités. Elle se voyait marcher sous un soleil brillant, repérant chacun de ses amis présents pour l'occasion avant de rejoindre enfin celui qui lui donnerait du bonheur pour le restant de ses jours: Andy. Vêtu d'un costume noir éclatant, il l'attendrait près du prêtre, le sourire aux lèvres avec une certaine assurance qui émanerait de lui. L'air serait doux, son châle serait rouge - simplement rouge - et son voile blanc cacherait son visage. Un frisson parcourt tout son corps à l'idée de sentir le métal froid de la bague que lui enfilerait Andy, nerveusement, avant de l'embrasser amoureusement devant l'assemblée, annonçant ainsi au monde leur union éternelle...

- Chérie ?! Angie chérie ?! Nous avons opté pour le rouge clair...


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- Chut, c'est fini ma puce...Là, voilà, rassure tendrement Ashton tout en tenant dans ses bras sa petite Lucy.

- Sa grippe ne part toujours pas ? Demande une jeune femme brune en serrant contre elle Ashton.

- Je l'amènerais demain chez le docteur, dit-il en embrassant la petite.

- Elle a de la chance de t'avoir comme père, reprend la jeune femme en souriant tendrement, et moi de t'avoir comme mari...


Ashton dépose l'enfant dans son berceau, puis embrasse amoureusement la jeune femme avant de lui dire:
- Je t'aime Clara



à suivre...

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