Le mariage - Fin

Mariage- FIN








Un doux vent d'été vient faire valser les plis de ma robe à travers l'ouverture des grandes portes. Un long tapis blanc est déroulé devant les dames d'honneur qui défilent tour à tour. Mes belles demoiselles d'honneur, j'ai pleuré sur l'épaule de l'une, ris avec l'autre, tenu la main d'une parmi elle et enfn serrer une autre dans mes bras. Et quand je pense avoir parcouru une telle distance jusqu'ici, quand je pense à tout ce qui aurait pu m'empêcher d'y arriver...Je me demande si le destin ne fait pas bien les choses...

J'avance enfin seule vers Yann que je vois à travers mon voile, mes mains tremblantes comme lors de sa demande. Mais très vite, je réalise que je frôle un chemin où il ne me reste qu'une seule personne à rejoindre . Plus rien n'existe autour de nous dans cette chappelle qui nous semble déserte à ce silence religieux. Je monte les marches, une ascension agréable vers celui qui me tend sa main.

Et pourtant, s'il savait...

"

Nous sommes réuni aujourd'hui pour unir deux enfant de dieux, avant de continuer, que tout ceux qu'ils veulent intervenir contre cette union parle ou se taise a jamais.

"

Je regarde Yann qui me dévisage avec rêverie, se demandant si cette perle devant lui allait vraiment lui appartenir: serait-ce possible qu'un tel moment de bonheur existe ? Les souvenirs d'une adolescence éphémère, de ces épreuves que nous avons través, de ces nuits où j'attendais et pleurais en attendant de le revoir. Puis les bons moment s de ma vie...

" Yann McCole, voulez-vous prendre pour épouse Lee Ryans ici présente, jurez-vous de l'aimer, de la chérir, de la protéger jusqu'à ce que la mort vous sépare?

- Oui, je le veux. "


Mes lèvres rosées, mon teint unis, mes épaules dénudés, son regard gris fixait avec discrétion chaque détail de mon corps sans qu'il ne puisse se douter un instant de ce que j'ai oublié. Mon coeur s'emballe alors que le regard imposant et bienveillant du prêtre se pose sur moi. Mes mains deivennent moite et j'éclaircis ma voix lorsqu'il me demande:

"Lee Ryans, voulez-vous prendre pour époux Yann McCole ici présent, jurez-vous de l'aimer, de le chérir, de le protéger jusque temps que la mort vous sépare?

- Oui...je le veux."


Je n'ose même pas regarder Yann qui ne peut s'empêcher de me fixer avec tendresse, ce qui me fait sourire, les joues teintés de rouges. L'assemblée nous regarde avec tendresse et précision, observant chaque fait et geste. Le prêtre murmure enfin:
- Il est temps de vous dire vos voeux...

Nous nous mettons face à face. Et bien sûr, Yann doit commencer. J'appréhende à l'idée qu'il soit déçu. Il prend mes mains dans ses paumes chaudes. Je tressaille légèrement à ce contact et le regarde.

- Je ne sais pas combien de temps il nous aura fallu pour arriver jusqu'ici, combien de temps il aura fallu pour que toi, la femme de ma vie, soit à côté de moi aujourd'hui et c'est devant cette assemblée que je t'épouse, en te témoignant l'amour que je te porte. Toi, la jeune fille qui ne me quitte jamais et que j'espère voir chaque matin près de moi, la seule femme qui ait pu panser mes blessures et qui a su attendre et être forte durant de dures épreuves. Alors aujourd'hui encore, je te le dis: Lee, je t'aime et suis heureux de te prendre pour femme aujourd'hui, comme chaque jour où je l'ai espéré.


Des larmes perlent le long de mes joues tandis que je ne sais quoi répondre. Je jette un oeil à ma famille, mes amies et tout ceux réunis ici avec nous: Matteo, Norah, et nos amis qui nous ont suivis jusqu'ici. Je leur souris et sais que sans eux, je ne serais certainement pas là, puis mes yeux se posent à nouveau sur Yann. Il reste souriant, attendant enfin que je prononce un mot...C'est alors que j'inspire profondément. Je prends mon courage à demain. Puis, mes yeux croisèrent les siens et c'est alors que je réalise avec surprise que je n'avais pas besoins de mes voeux. Je n'avais pas besoin de connaître par coeur de mots écrits il y a des semaines. il y avait beaucoup plus simple que ça; Beaucoup plus simple.
Il y a mon coeur :
- Aujourd'hui, commençai-je, aujourd'hui devrait être sans aucun doute le plus beau jour ma vie...

Ils sourient tous.
- Mais, il ne l'est pas...réalisé-je.

Un silence pèse sur toute l'assemblée. Je commence à rire un moment et tandis que ses mains menacent de glisser des miennes, je les sers plus que jamais.

- Non, le plus beau jour de ma vie, n'est pas celui-ci, mais un autre auquel tu fais partie depuis bien longtemps. Je ne portais pas de robe de mariée, mais juste un jean et ce manteau marron avec ce bonnet de la fac, dis-je en riant avec lui. Tu t'en souviens ?

- Oui...je m'en souviens, dit-il en me souriant.

- Et, je le portais ce jour-là, un jour que toute cette assemblée ne connaîtra jamais mais ce jour-là, tu m'as dit pour la première fois que tu m'aimais. Alors que nous repartions à l'aéroport, sur le point d'embarquer, tu m'as dit que tu m'aimais. Et depuis, tu n'as jamais cessé de me le dire, alors... Au fond, même aujourd'hui, je nous vois comme ces deux adolescents qui se disent "je t'aime" pour la première fois. Je t'aime Yann, et devant cette assemblée, je te le dis, Yann, je suis heureuse de te prendre pour époux.

- Vous pouvez embrasser la mariée ! déclare enfin le prête, impatient depuis mon discours.

Je m'approche doucement de Yann, lorsqu'il soulève mon voile et me saisit par la taille avant de m'embrasser passionément devant l'assemblée qui se lève dans un tonnerre d'applaudissement. Les acclamations résonnent entre ces murs tandis que je suis encore dans les bras de Yann.
Ils étaient tous là, tout ceux qui m'avait suivis durant toute une vie: mon voleur de premier baiser qui s'est avéré un vrai ange, ma belle dame d'atour du bal de la fac, le bon Don Juan bientôt père, et le briseur de coeur marié. Et juste à côté de moi, Yann, l'homme de ma vie avec qui je marcherais longtemps, j'ai l'impression que c'est à fois un adieu et un grand pas en avant. Comment pourrais-je décrire ce sentiment de mélancolie qui m'a gagné entouré de la robe d'été et de sa traîne bleutée, juste au-dessus de nos têtes, qui me rappelait en vain, l'après midi au lac où nous étions tous réunis à rire de nos avenir, comment pourrais-je ? J'aurais aimé m'asseoir un moment pour rallonger mes adieux avec ce qu'il y avait derrière moi. Mais ne dit on pas qu'il est mieux de partir sans se retourner ? En tout cas, je n'ai plus de regrets...

Nous descendons enfin les marches, main dans la main. Je la tenais fermement, la bague au doigt en regardant le ciel, arrivée dehors, nous voyons les plus beaux rayons pour la fin d'une vie.

Les mêmes rayons qui m'avait guidés vers lui, lors de mon entrée à New York Art School.




FIN

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