Just time, just fine, just kiss

Just Time Just Fine Just Kiss


-...et c'est cet après-midi sur Paris que nous aurons un temps dégagé avec un beau soleil.

Eh merde ! J'ai dû m'endormir devant la télé hier soir. N'empêche quelle journée ! A peine je viens de me réveiller que mon portable sonne:
- Allô ? Dis-je en décrochant.

- Hello ma française ! Crie Jina.

- Oh Jina ! Ah si tu savais comme ça me fait plaisir de t'avoir au téléphone. Comment ça va ?

- Ce serait plutôt à moi de te poser la question ! Comment c'est Paris ?

- Sublime, vraiment sublime mais tu sais Jina, je compte vraiment revenir ici avec toi un de ces jours, dis-je enjouée. Paris est vraiment antique, je trouve avec ces quartiers de la révolution et leurs délicieux croissants emblematiques. Ah ! Si tout était aussi parfait que ça semble l'être...

- Ouh, toi si tu trouves un "mais" a tout ça, ça implique un homme,non ?

- Eh bien disons que ma vie est semée d'hommes entre Logan qui passe une semaine chez son italien qui se trouve être l'un de mes peintres, Yann qui hante mes pensées et un crétin d'agent qui m'a invité à dîner alors qu'il venait de me descendre durant tout un après-midi. Durant un instant, j'ai cru perdre mon côté impulsif que j'avais tant à la fac d'Art. Ah, Jina, si tu savais comme ça me fait du bien de parler de ça...Sinon toi, le boulot ?

- Eh bien, on peut dire qu'elles sont assez sommaire à cause d'Adrian qui se ramène tous les vendredis sous le prétexte qu'il tient à "m'aider pendant ton absence". Et je ne saurais dire pourquoi mais nous finissons toujours dans une drôle de situation...

- Est-ce qu'il y un lit dans cette situation ? Demandais-je amusée.

- Suis-je si prévisible que ça ?! Dit-elle avec ironie.

- On dirait qu'il s'attache à toi, remarquais-je.

- Non, je te l'ai dit, c'est juste un jeu...un jeu très captivant mais qui aura fait son temps, un jour où l'autre, répond-elle songeuse. Enfin, j'ai un client qui vient d'entrer et je crois que cet homme de grande taille, très bien zappé n'arrêtera pas de fixer mon décolté tant que je ne lui aurais pas fait signe que je suis pri...Hum déjà "occupé" ! Rit-elle. Allez je t'embrasse ma parisienne !

- Bisous Jina ! Bye! Dis-je avant de racrocher.

Ah ! Un appel peut faire autant de bien ? C'est possible ? En tout cas, je crois que je pourrais passé une magnifique journée après ça.

- Melle.Ryans ?!

Je sors de mon lit, enfile un jean en vitesse et vais ouvrir sans savoir à qui m'attendre. Vous savez lorsqu'on voit une magnifique paire de bottes, qu'on économise, que les soldes arrivent et qu'au final, elles ne sont plus là: j'avais la même tête que dans ce genre de situation. Entre "Kill Ledger-Bill" et "Lee et Dragons"...
- Qu'est-ce que vous faites...ici ? Demandais-je sèchement.

- Eh bien, dit-il toujours avec un air assez hautain. Aujourd'hui je ne travaille pas et vous n'avez pas répondu à ma requête de hier, qui s'est traduit par une sortie précipitée d'ailleurs. Enfin, les américains sont très impulsifs. Oh...je m'éloigne du sujet, hum, *se raclant la gorge 3 fois*. Je voulais donc savoir si vous étiez libre cet après midi pour vous faire visiter Paris.

- Vous...vous plaisantez là ?

- Quoi ? dit-il en réfléchissant. J'ai oublié un truc ?

Je referme la porte tandis qu'il se précipite en disant:
- Okay, okay...Je...hum, je tenais à vous présenter mes plus plates excuses concernant mon comportement de hier, même si votre escarpin raturé était dénué de tout raffinement et que votre comportement libertin laisse à désirer...

Je ferme une deuxième fois la porte et, une nouvelle fois, il s'interpose:
-...MAIS,continue-t-il, je serais vraiment, vraiment heureux que vous acceptiez mon invitation. S'il vous plaît...

- Je vous plaît tant que ça ? Demandais-je avec dédain.

- Oui.

Je rougis de la tête aux pieds, m'attendant à ce que ce soit lui qui soit embarassé. Et pourtant cette affirmation sonne avec sincérité et ses yeux bleus semblent plus tendre et...AH NON LEE ! Pas de ça !
- Alors ? Demande-t-il avec un regard e chien battu.

- Eh bien laissez-moi vous dire que...

Son regard me fixe avec intensité.

- que...

Son air suppliant est omniprésent.

- que...

- que ?

- Hum...Je suis de passage et...

- Oh, d'accord, je vois, dit-il gêné et un peu paniqué. Il fallait que je m'y attende n'est-ce pas ? Ah...Ah suis-je bête !
- Non ! Non, je...j'accpete, dis-je pour le rassurer.


Un sourire béat vient sur son visage. Je tate mes joues et dis:
- C'est la chaleur alors ne faites pas encore de préjugée sur les américaines, hein ?

Il éclate de rire et attend que je me prépare.

*



Honnêtement ?

Honnêtement. Oui, c'est vrai je devrais être honnête est vraiment important mais dans la mesure où je suis partagé entre deux hommes cela en devient insuportable. Et pourtant...
- J'ai passé une superbe journée Edouard ! C'était vraiment extra, riais-je. Surtout ta danse du ventre improvisé...

- Oh ! Tu m'as promis que tu n'en reparlerais pas ! Rit Edouard à son tour. On devrait se refaire ça...

- Oh, je ne sais pas, je repars dans deux jours tu sais, expliquais-je. Tu ne risques pas de me rev...

Je n'ai pas le temps de terminer ma phrase qu'il m'embrasse tendrement avec précipitation. Je reste bouche bée lorsque, gêné, il s'excuse:
- Pardon, pardon je...je ne sais pas ce qui m'a pris, dit-il.

- Edouard, je...

- Lee, je suis amoureux de toi, avoue-t-il.

-...

- Je sais, ça peut paraître soudain mais je suis...totalement tombé amoureux de toi. Et cette journée n'a fait que renforcer mes sentiments, dit-il bouleversé. Je n'ai jamais ressenti ça pour quiconque et jusqu'à présent, je n'étais pas du genre à venir vers 10h du matin devant la porte qu'une fille, et je ne lui dis pas non plus qu'elle me plaît éperdurment. Et je ne lui dis pas que je l'aime comme maintenant...Je ne sais pas, je...Tu m'as foudroyé. Ca semble idiot et vraiment faible d'esprit de pouvoir tomber comme ça amoureux de quelqu'un et je sais qu'il a pu te sembler vraiment...abjecte que je puisse te parler ainsi hier. Mais le fait est que toute la nuit, je n'ai pas arrêté de penser à toi. Tu n'as pas eu peur de me dire franchement ce que tu penses et...je t'a...

- Edouard, l'arrêtais-je. Arrêtes. Je...je suis profondément touchée et même gênée de savoir que tu ressentes de tels sentiments à mon égard alors que je ne serais pas en mesure de te les rendre. Et, tout,cela est trop soudain pour que tu puisses m'aimer d'un amour passioné ! Tu n'es pas amoureux de moi, tu m'idéalises certainement mais crois-moi. Je sais ce que c'est d'aimer une personne passionément et crois-moi, ce n'est vraiment pas agréable quand tu ne sais pas du tout à quoi t'en tenir. Edouard, tu ne me connais même pas. Et même si tu me connaissais, j'en aime déjà un autre et si ça peut te rassurer, je ne suis pas sûr moi-même qu'il même encore ou un peu. Tu es vraiment très sympathique et je suis sûre qu'avoir ton amitié serait vraiment pour moi un énorme cadeau. Si tu es capable de t'en contenter bien sûr...à moins que cela te semble trop difficile.

Il ne répond pas. Je me lève et saisis mon sac, mais avant de partir, lui écris mon adresse mail sur un morceau de papier que je lui laisse et enfin, l'embrasse sur le front.

- Aurevoir...achevais-je.


*



Logan est revenu à l'hôtel durant mon absence. Alors que j'ouvre la porte, je le vois rayonnant, préparant sa valise de retour. Il me voit et sourit:

- On a prévu qu'il viendrait dans un mois ou deux à la maison, ça ne te dérange pas ?

Je cours vers lui et m'enfonce dans son torse.
- Hey ! Lee, dit-il en m'enlaçant très fort. Qu'est-ce qu'il y a ?

- ...Rien...rien du tout. Je suis juste un peu fatiguée...



Il me caresse la tête, me serrant fort contre lui. Je veux rentrer chez moi, j'ai toujours cette impression de causer de la tristesse aux gens ou alors c'est moi qui la subis. Pourquoi dois-je toujours vivre des jours de pluie ?

Des jours de pluie..

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