I want IT, I want HIM, I want YOU

I Want IT I Want HIM I Want YOU

I Want IT

I Want HIM

I Want YOU





- Oui...mh...moui...D'accord. Bon visiblement vous avez bien toute la liste, par contre, rajoutez des roses rouges près de l'hôtel. C'est sur un ton rouge que je veux ce mariage pour ma meilleure amie, explique Jeane au téléphone. Oui et surtout enlevez les épines et aussi...

-...Le gâteau au chocolat sans crème chantilly mais avec des fraises, décrivais-je. non, pas de dragée, ce sera inutile par contre n'oubliez pas que c'est sur 4 étages et non 3. Oui...oui ce sera tout...Euh attendez ! Rajoueter des copeaux de chocolat, façon stratchatella compris ? Oui, merci beaucoup...Oui, aurevoir. Bon les filles, on a notre gâteau ! Restes à terminer les amuses-gueules...

-...Et n'oubliez pas, le voile doit être blanc et le chale rouge ! Merci, je rappellerais dans la semaine. Aurevoir, achève Angie. Merci pour votre aide les filles, je ne sais pas comment j'aurais fait toute seule.

- C'est normal ! S'exclame Jeane. Et puis, ce n'est pas avec Andy que tu allais commander ta robe, rit-elle.

- Détrompes-toi Jeane, reprend Jina. Andy se plie en 4 autant que moi. C'est lui qui a voulu que tout soit grandiose et je ne m'en pleins pas mais c'est beaucoup de travail.

- Ne t'inquiètes pas, la rassurais-je. Ca nous fait plaisir de t'aider ! Et puis, tu aurais fait pareil si ca avait été le mien ou celui de Jeane, non ? Enfin, je suis bien heureuse que nous ayons eu ce gâteau...

- Gourmande, va ! Rit Jeane. A propos de mariage, ça ne tarderait pas pour Yann et toi, je me trompe ?



Mes joues se teintent de rouges peu à peu, tandis que j'affiche un léger sourire gêné. Je bredouille:

- Euh...En fait, justement, c'est assez étrange ces temps-ci, avouais-je. Il y a des choses qu'il me dit parfois et qui me laisse croire que...il a un projet en tête. Ca me frustre de ne rien savoir...

- Comme quoi ? Demande Jeane curieuse.

- Eh bien, comme vous le savez, c'est bientôt mon anniversaire et Yann m'a fait un cadeau avant tout le monde...

- Wouoh je vois, rient-elles.

- Non ! Pas ce genre de cadeaux ! Riais-je. vous êtes incroyables vous deux...Non, il m'a offert un chaton que j'ai nommé Brownie. Il est trop adorable !

- Qui ça Yann ? Demande Angie.

- Non, le chat, dis-je. Enfin Yann aussi hein...BREF, lorsqu'il me l'a offert il m'a dit que ce n'était pas le plus beau cadeau que je puisse avoir que j'en aurais un bientôt. Il espère que cela me fera plaisir. il semblait pensif. Il est comme ça depuis quelques temps.

- C'est vrai que ça laisse de sérieux doutes, soupire Jeane.

- Mais n'anticipe rien, me prévient Angie. Ca viendra lorsque ça viendra. Ne te montes pas la tête avec ça, car le moment venu tout te semblera plus beau que si tu l'avais présenti. Il croira alors que tu es déçue si c'est le cas. Par contre, rien ne t'empêche d'y réfléchir et d'y faire allusion de temps en temps...

- Comment ? Demandais-je.

- Eh bien, des phrases du genre " Tu imagines Yann si je portais ton nom ? Lee McCole "sur le ton de la rigolade, explique Jeane. Puis tu observes sa réaction. Ah, n'empêche, 23 ans ! Lee devient une petite "madame".

- Pff...n'importe quoi ! Riais-je.



*



23 ans...


Ca fait beaucoup quand même, vous ne trouvez pas ? Enfin, je pourrais me plaindre à mes 30 ans. Aujourd'hui, c'est mon anniversaire et Yann semble très agité et pas très bavard. Je lui sers son café avec deux tartines de beurre et lui demande:
- Yann...

- Oui mon ange ?

- Pourquoi t'es si pressé aujourd'hui ?

- Beaucoup de boulot, répond-il. Mais ne t'inquiète pas, ce week-end je serais tranquille. Surtout, laisses ouvert ton portable, il se peut que j'ai besoin de toi durant la journée. Tu ne travailles pas aujourd'hui ?

- Que le matin mais sinon le reste de l'après-midi je serais là, dis-je. C'est dommage que tu ne sois pas là ce midi pour mon anniversaire, j'aurais voulu que tu sois présent. En plus, c'est notre restaurant préféré à tous, tu sais le restau' japonais que tu aimes tant...

- Oui je sais bien, dit-il en buvant d'une traite son café, mais c'est le boulot. Allez j'y vais.


Il m'embrasse sur le front et s'en va. C'est après qu'il ait traversé la porte que je me prépare pour le déjeuner de tout à l'heure, sans lui. C'est mon anniversaire, il aurait dû être là ! C'est injuste...il ne peut pas m'offrir un cadeau pour compenser sa présence, je ne suis pas pas comme ça. Ca ne marche pas comme ça ! C'est peut-être enfantin de ma part mais tout de même...Et puis, il est bizarre, c'est à peine si j'étais là ce matin. J'étais presque invisible. Peut-être qu'il est vraiment occupé aussi...Je devrais être plus mature et comprendre ses priorités. Il faudrait que j'arrête de me comporter come une gamine maintenant ! Mais alors pourquoi je commence à pleurer ? Je ne m'en suis même pas rendu compte.
J'enfile une fine robe bleue avec des bottines noires assorties à ma veste en jean noire également, puis embrasse Brownie avant de partir à mon tour, travailler.


*


- Quelle tête tu fais pour ton anniversaire ! S'exclame Jina sur le chemin alors que nous partons déjeuner.

- Oh..pardon, m'excusais-je. Tu as raison, c'est juste que j'aurais aimé que Yann soit là et ce matin, il m'a semblé plus qu'absent. Mais bon, je ne dois pas vivre en fonction de lui aussi.

- Oui et puis je suis sûre qu'il doit être très occupé pour ne pas pouvoir venir. il ne le raterais pas pour une mauvaise raison Lee, tu le connais, me rassure-t-elle.

- Oui, c'est vrai, dis-je en souriant légèrement. Je crois que je m'attache trop à lui. C'est stupide...

- Non, c'est normal, me reprend Jina. Et on ne peut pas te le reprocher. Profites-en car ta vie ne fait que commencer avec lui, Lee. Tiens, les voilà...


Je tourne la tête et vois devant le restaurant mes amis, tous venus un cadeau à la main. Je commence à sourire, oubliant mes soucis et me presse pour les rejoindre.


Daniel n'a pas arrêté de raconter ces nombreuses conquêtes à la fac dont il a brisé le coeur et comment je l'avais remis à place, tandis qu'Andy décrivait l'abominable explosion du pigeon dans mon casier le jour de mon arrivé à la fac. C'est en riant avec mélancolie que nous parlons du passé et de nos liens qui s'étaient finalement rapprochés pour donner l'amitié solide d'aujourd'hui. Jina, Logan riaient en découvrant mes nombreuses frasques de ma jeunesse alors qu'Adrian n'avait pas pu être là. il a tout de même appelé pour souhaité un bon et heureux anniversaire à sa soeur cadette. Angie restait émerveillé devant la description de Jeane concernant la robe que j'avais porté au bal d'exposition des oeuvres d'art. Personne ne pu raconter mon voyage avec Yann, et j'en étais heureuse car c'était un séjour qui m'appartenait, qui nous appartenait. Un merveilleux moment qui dû s'achever lorsque Yann m'appela. Je décroche mon téléphone et répond:
- Allô ?

- Allô Lee ? C'est Yann.

- Yann ? Oh ça me fait plaisir d'entendre ta voix, dis-je en sortnat de table.

- Je suis encore désolé de ne pas être venu, dit-il attristé.

- Oh...ce n'est pas grave, dis-je. Tu as du travail, c'est normal.

- Dis, euh tout à l'heure l'école New York Art School a appelé concernant les affaires d'anciens élèves et autres bouquins. Il semble que tu en es laissé dans ta chambre d'étudiante.

-Vraiment ? Dis-je étonnée. Ils n'ont remarqué ça que maintenant ?

- Oui, ils ont quelques années de délai pendant lesquelles ils stockent nos affaires tout en supposant que le propriétaire viendra les chercher et au bout de deux trois ans, ils appellent. Je ne sais pas pourquoi ils m'ont prévenus mais bon, il faut que tu ailles les chercher aujourd'hui...Les étudiants sont en vacances ou en voyage scolaire donc je ne pense pas que tu auras du mal à te la procurer.

- D'accord, j'y vais tout de suite, je ne voudrais pas que mes affaires soient confonus avec d'autres ou autre désagréments, dis-je. J'y vais, à tout à l'heure. Je t'aime.


Je raccroche et après avoir expliquer le problème à mes invités, aucuns ne semblaient vraiment choqués comme s'ils s'y attendaient. Décidément aujourd'hui est vraiment un jour bizarre. J'enfile ma veste et sort du restaurant....


*


Musique.


Tant de souvenirs dans ce couloir, j'ai presque l'impression de revivre le passé. La secrétaire m'a dit que mes affaires se trouvaient dans mon ancienne chambre "comme on lui avait demandé". Je suis donc à la recherche de ma chambre...


768B...768B?! Oulala, voilà un moment que je tourne en rond afin de trouver ma chambre. Alors que je traverse un couloir rempli de jeunes filles parlant de leur yoat, leur ferrarri qu'elles auront à Noël et des jeunes hommes parlant de leur jet avec siège en cuir, je remarque un groupe de 4 jeunes hommes près d'un casier riant aux éclats. Je me dirige vers eux leur demander un renseignement.

Je crois que c'était la plus grande erreur de toute ma vie.

- Euh...Excusez-moi, je cherche la chambre 768B qui se trouve dans le bâtiment A, mais visiblement je me suis perdue, est-ce que vous pourriez m'aider ?



En sortant de cette école, j'ai cru que rien ne m'y attacherai ensuite mais je crois que...ma vie a vraiment commencé ici. Mes premiers pas dans ce couloir sont encore frais et lorsque je regarde ces murs, ces coins, ces endroits remplis de monde, j'imagine encore ces 4 jeunes hommes adossés au mur, riant aux éclats sans se soucier de ma présence...


- Non mais oh, tu te prends pour qui, connard ? ! M'écriais-je. Je viens juste d'arriver dans cet établissement que tu m'agresses, sous prétexte que t'es riche et con ! Alors fais-moi le plaisir de ne pas gaspiller ta salive pour moi, compris ? Quant à toi, Ashton, c'est ça ? En effet, la pauvre SDF que je suis souffre, et tu sais de quoi je souffre ? De ta connerie...En effet, c'est vraiment écoeurant. Alors un conseil, tous autant que vous êtes, apprenez le respect envers les gens...



Je commence à rire aux éclats toute seule, repensant à la jeune fille que j'étais et qui se faisait remarquer le jour de son arrivé. Et enfin, ma chambre: 768B. Des fois je me demande ce qui se serait passer si Kelly et moi avions été amies. J'aimerais encore revivre notre première discussion où elle me décrivit toute la hierarchie de l'école, en commençant par Andy et en achevant avec Yann que je ne connaissais pas encore. Je suis triste que cela se soit mal terminé entre elle et moi et malgré nos erreurs, j'ose espérer qu'un jour, je pourrais lui reparler. J'ouvre la porte de ma chambre timidement, pui referme derrière moi comme pour vivre ce moment intime avec moi-même. Rien n'a changé. Toujours cette armoire, ces deux lits et cette salle de bain où j'ai vécu des mois à rire, à pleurer, à étudier, à m'amuser. On sent encore ces maudits ressorts du matelat qui me servaient d'excuses pour dormir dans celui de Kelly quand elle me le permettait. Je me vois encore sortir de la salle de bain, vêtue d'une serviette lorsque Yann fit son apparition pour la première devant mes yeux. Ce serait un mensonge de dire qu'à la première seconde où je l'ai vu, je suis tombée sous le charme. Mais...il me fallut peu de temps avant de m'en apercevoir. Peut-être m' a-t-il fallu du temps pour l'accepter, puis pour lui avouer. Mais aujourd'hui, je ne veux plus perdre une seconde sans qu'il sache ce que j'ai sur le coeur. Je l'aime et je veux qu'il le sache.


Alors que je trouve enfin ma chambre, j'entre et dépose mes sacs pour me laisser tomber sur le lit. Ah quelle journée ! Je n'en peux plus, je suis exténuée ! Alors que je commence à m'assoupir, j'entends:
- T'as du cran tout de même...


- Tu croyais réellement que je raterais ton anniversaire sans une bonne raison ? Demande une voix qui m'ait familière.



Je me retourne lentement, le sourire aux lèvres. Yann est adossé à l'armoire comme la première fois où nous nous sommes parlés. Je hôche la tête en signe de désapprobation, puis il reprend:
- Je dois t'avouer que ce fût très difficile...

- Quoi donc ? Demandais-je timidement.

- De trouver le moment pour te parler, explique-t-il pensif. Je ne devais rien dire et pourtant j'en mourrais d'envie, voilà pourquoi je disais des phrases incompréhensibles et que j'étais distrait. Je tenais à m'en excuser aujourd'hui...

- Oh, dis-je gênée, ce n'est pas grave tu sais.



Il marque un temps de pause durant quelques minutes qui me semble des jours. Mes mains tremblent sans savoir pourquoi. Son regard me fixe soudainement, de ses yeux bleus gris qui m'ont toujours séduites, puis il s'approche de moi, les mains dans les poches, lentement, serein, tandis que je reste tétanisée. Ma gorge se noue légèrement lorsqu'il me dit:
- Tu sais ce qui va se passer ?

Des larmes ruissellent sur mes joues comme un fleuve dont le barrage se serait rompu. Mon sourire est masqué par mes mains tremblantes. Essayant de parler clairement, je dis d'une voix sanglottante:
- Demandes-moi...

Il sourit et doucement, met un genou à terre, sortant lentement de sa poche un étuis bleu qu'il ouvrit pour montrer au grand jour, une bague dont le diamand est un saphir bleu clair avec des roses en argent autour. Je n'arrive pas à m'arrêter de pleurer, ce sont des larmes de joies qui s'échouent sur le sol. Il me demande enfin, ému, mai d'une voix douce:
- Lee Ryans...veux-tu m'épouser ?

J'enfouis mon visage dans mes mains durant quelques secondes, puis reprend un peu mon calme et lui répond d'une voix déterminée:
- Oui, je le veux....


C'est de l'école New York Art School que je suis ressortie, la bague au doigt avec comme fiancé Yann, mon futur mari.
Tout a commencé dans cette école...



...et c'est ici que tout se concrétise.

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