Happy sweet, happy quick, happy smile


Happy sweet, Happy Quick,Happy Smile...


Et me voilà toute seule...

Non ! Pas dans le sens où je me retrouve dans ma chambre qui me paraît plus grande en regardant ma bague de la fac que Yann m'avait offert tout en essayant de m'imaginer ce qu'il fait aujourd'hui, ce qu'il fera demain et après demain...Bon, peut-être que si.
Néanmois, je ne compte me morfondre ici car aujourd'hui, j'ai rendez-vous avec l'agent d'une personne qui voulait commander dans ma modeste gallerie quelques oeuvres. Il n'avait pas l'air très sympathique au téléphone mais qui sait, peut-être qu'il deviendra mon ami. Je peux paraître vraiment naïve parfois mais je pense qu'une petite touche d'innocence. Je ne perds pas plus de temps et cours dans la salle de bain me préparer.



*


Vous savez quand vous achetez un nouveau vêtement, vous ressentez l'irrésistible envie de le montrer à tout le monde. Mais lorsqu'il s'agit d'escarpins superbes, confortables et que vous avez eu le malheur de faire une rature dessus, il vous est impossible de la quitter des yeux en espérant que personne ne puisse la voir. Et là, vous voulez que le monde vous oublie, vous et votre maudite chaussure raturée. Alors que je ne regarde pas devant moi, je rentre dans quelqu'un.

- Oh...pardon ! Excusez-moi...

Un jeune brun se retourne et me regarde de haut et prend le col de mon manteau qu'il se permet d'arranger avec mes cheveux. Face à tant d'attention je rougis. C'est vrai qu'il a l'air plutôt d'un maniac (vous connaissez Monk ? C'est peut-être son frère...=x ). Après qu'il mest arrangé soigneusement mon col, il dit:

- Vous êtes en retard...

- En retard, mais...Oh ! Vous êtes l'agent de Mr. Rougeau ?Demandais-je étonnée.

- J'attendais un peu plus de déduction venant d'une américaine mais j'oubliais que vous étiez une novice dans votre travail, répond-il en me regardant avec assistance comme s'il m'examinait. Vous avez une rature sur votre chaussure...ca fait mauvais genre.

- Oh, mais ! C'est dans le métro et...

- Alors c'est ce que vous faites à vos clients ? Vous leur racontez votre vie en gage d'excuses ? Mon dieu, quel manque de professionalisme...Enfin soit, ne perdons pas plus de temps sur votre manque d'éducation. Êtes-vous déjà aller en haut de la Tour Eiffel ?

-Hum...à vrai dire...

- Contentez-vous juste de répondre par Oui ou Non au lieu de vos excuses, me coupe-t-il. Mais il est inutile d'être saut pour savoir que ce n'est pas le cas. Suivez-moi...

Je le suis sans bronchée, exaspérée,ébahit et en rage face à cet agent hautain, dénué de toute gentillesse et profondément irrespectueux. Nous montons dans un taxi, en direction de la Tour Eiffel.
Sa présence prit très vite une atmosphère presque irrespirable. Je ne l'aimais pas mais devais gardé mon sang froid si je tenais à lui montrer mes tableaux.
Quelques minutes plus tard, nous descendons de l'automobile et allons en direction du guichet. Nous prenons l'ascenceur tandis que je regarde comme une petite fille, le nez collé à la fenêtre, tout Paris sous le soleil! J'adore Paris ! Alors que je jouis de cette vue:


- Aah...ces américains, soupirent-ils. Un rien peut paraître extraordinaire.

Je n'ai pas le temps de répliquer que les portes de l'ascenceur s'ouvrent sur un petit espace avec boutiques souvenirs, petite terrasse et une cafétaria où il m'invite à s'asseoir. Il commande un café pour moi avec un sucre et un thé pour lui. Un couple passe à côté de nous, bras dessus-bras dessous. Un sourire béat me vient aux lèvres lorsque je sursaute sous le bruit de la tasse que pose brutalement l'agent.

- Bon...Mr.Rougeau désirait une peinture très moderne, une représentation de New York, style pop-art ou très "Hype", comme on le dit si bien chez vous, dit-il en feuilletant mon album que je lui ai prêté.

- Comme vous pouvez le constatez nous avons plusieurs modèles, que ce soit peinture à l'huile ou simplement de magnifique peinture et ...

- Merci ce sera tout, dit-il en fermant mon album.

- ...pardon ?

- Je crois qu'aucune de vos productions n'intéressera mon client et je savais déjà d'avances que ce serait une perte de temps. Vos travaux non aucuns ressentis, aucunes émotions et sont trop bohèmes et libres et non structurés comme l'art le veut...L'obersavteur se perd facilement dans vos tableaux et même vos photos. C'est remplis de banalités qu'il me serait difficile d'ignorer. Maintenant veuillez m'excuser mais j'ai d'autres galleries digne de ce nom à aller voir. Sur ce, profiter de la vue et j'espère sincèrement que vous saurez subir d'autres années d'études car de toute évidence, cette profession ne vous correspond pas. Oh, si je peux encore préciser que...

- Ca suffit ! M'écriais-je. Non mais pour qui vous prenez-vous ?! Un homme aussi hautain, imbu de lui-même, dénué de toute éducation ne devrait pas autant parler ! C'est indescend de voir la façon dont vous traitez les gens, la façon dont vous les regarder, la façon dont vous les scruter...

- Fixer...

- PEU IMPORTE ! La vérité étant que je préfère mourir que de vous entendre encore une fois ou partager ne serait-ce qu'une table avec vous comme en ce moment même ! Hurlais-je. Je me doute bien que votre client ne doit pas avoir beaucoup d'oeuvres chez lui avec un agent pareil Mr....

- Ledger.

- Mr.Ledger ! En outre, je ne vous connais pas, et je ne penses pas avoir coucher avec vous même en état d'ivresse je ne sais quand pour que vous vous permettiez de me descendre de la sorte ! Oui, je suis américaine ! Oui, j'ai une modeste gallerie que seule New York où même le patelin connais ! Mais je vis très bien, ma vie avec ça et mon travail plait à beaucoup de gens autre que VOUS mr. Ledger. Si vous aviez un tant soit peu d'estime pour vous-même vous ne seriez pas aussi cruel et sec avec les personnes que vous rencontriez et vous leur laisseriez une chance. Maintenant, veuillez m'excuser...et non ne m'excusez pas ! Je préfère sauter du haut de la Tour Eiffel plutôt que de m'excuser auprès de vous !

Je suis essouflée et sur ces mots arrange...non, chiffone mon col et finit par me lever de table en lui tournant le dos. Un sentiment de supériorité m'envahit à cet instant. Ah ! Fallait que ça sorte...Ce que ça peut faire du bien.

- Mademoiselle Ryans, si je puis me permettre vous avez oublier votre album, dit-il avec un léger sourire rn coin.


Je me retourne vers lui et alors que je lui arrache violemment des mains mon album il me demande:
-Mademoiselle Ryans...

- QUOI ENCORE ?! M'écriais-je alors que le peu de personnes présentes se retournent vers nous.

- Puis-je vous invitez à dîner ?

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